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OBSERVATIONS DIVERSES

Lorsqu’on est interrompu dans son travail, on doit, avant de déposer le composteur, achever toute ligne commencée, afin d’éviter qu’elle 11e tombe dans la casse et ne provoque ainsi plusieurs coquilles.

Si la casse commence à se vider, 011 la relève un peu pour faire remonter le caractère, mais on ne doit jamais soulever la lettre dans les cassetins avec les pinces ou avec les doigts, ni secouer violemment la casse, comme certains ouvriers ont la mauvaise habitude de le faire : c’est détériorer inutilement le caractère.

Bans le cours d’un travail, il peut arriver que certaines sortes viennent à manquer. On ne doit se permettre de les bloquer (2) qu’après en avoir obtenu l’autorisation. Dans ce cas, il faut avoir soin d’employer des lettres ayant la même épaisseur que celles dont elles occupent la place, afin que le remplacement puisse se faire sans devoir justifier à nouveau, et ne pas retourner la lettre l’œil par-dessous.

( 1 ) Voir l’explication de ce mot au § De la correction.

(2) Bloquer : suppléer une lettre par une autre, lorsque celle-ci manque dans la casse.

En principe, on doit bloquer le moins possible, car le déblocage est en somme une main-d’œuvre supplémentaire non prévue dans la fixation de prix.

Le compositeur qui a terminé son travail doit inscrire son nom en marge de la copie qui lui a été confiée, ainsi que le nombre de lignes qu’il a composées, si telles sont les habitudes de la maison qui l’occupe. Il doit aussi se considérer comme engagé d’honneur à ne pas divulguer au dehors le genre de travail qui se fait à l’atelier. En quittant la besogne, il aura soin de mettre sa copie à l’abri, au lieu de la laisser traîner sur la casse, même attachée au visorium.

g 2. — Division des mots et mauvaises coupures.

La division des mots a donné et donne encore lieu à de nombreuses controverses.

Les uns tiennent pour la division par épellation, les autres pour la division étymologique.

Tous ont d’excellentes raisons à faire valoir : c’est pourquoi nous en sommes arrivé à dire que certains mots doivent être divisés d’après l’épellation, tandis que d’autres s’accommodent mieux de la division d’après l’étymologie.

Diviserait-on clxir-ur gie d’après l’étymologie? Non évidemment. On divisera chi-rurgie d’après l’épellation.

Et on ne divisera pas désunir d’après l’épellation, mais bien dés-unir, d’après l’étymologie.

Point d’absolutisme donc. Ce qu’il faut viser à obtenir, c’est que les fragments des mots divisés ne souffrent pas dans leur prononciation.

On trouvera, pages 77 et 78, une liste des mots offrant des difficultés dans la manière de les diviser au bout de la ligne.

La division des mots est en outre soumise à plusieurs règles. Ainsi :

1° Il n’est pas permis de diviser la première syllabe d’un mot quand elle n’a qu’une seule lettre. On ne composera donc pas :

é-[preuve, i-[vrognerie, a-[vril, a-[bîme,

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