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Première Partie

§ 1er. Du point typographique.

•La fonte des caractères d’imprimerie est basée sur un système de points dont nous sommes redevables à Pierre-Simon Fournier, fondeur français, et qu’il créa en 1737 (1).

Frappé des inconvénients résultant de la non-concordance des caractères entre eux, Fournier dressa une échelle conventionnelle ..de 12 cicéros ou 144 points, (ju’il divisa en deux pouces (2), le pouce en douze lignes et la ligne en six points. Puis il attribua à chacun des caractères en usage dans l’imprimerie un nombre déterminé de ces points, de façon à pouvoir les combiner. Le tableau ci-dessous donne le résultat de ce travail :

Parisienne

. . . . 3 points.

Gros-Texte

Nonpareille

Gros-Romain

Mignonne

Petit-Parangon . . . .

Petit-Texte

Gros-Parangon . . . .

Gaillarde

Palestine .

Petit-Romain

Petit-Canon

Philosophie

Trismégiste

Cicéro

Gros-Canon

Saint-Augustin

(1) Fournier (Pierre-Simon), typographe et fondeur en caractères, né à Paris en 1712, mort en cette ville en 1 7 ( j 8 . Il était 11 1 s d’un typographe, qui lui lit apprendre le dessin et la gravure îles vignettes sur bois. Fournier a composé sur la typographie plusieurs ouvrages estimés. Nous citerons entre autres une Dissertation sur l’origine et les progrès de l’art de graver en bois (Paris, 1738), ouvrage dans lequel il conteste à Gutenberg l’invention de l’imprimerie, et son Manuel typographique (Paris, 1764-1766, 2 vol.).

(2) Les pouces dont parle Fournier sont évidemment des pouces conventionnels, car s’il avait pris pour base le pouce légal, la transformation de Didot n’aurait pas eu de raison d’être.

Et voici l’échelle de 144 points, telle qn’elle figure dans le Manuel de Fournier; nous la faisons suivre de la même échelle établie d’après le système Didot, afin de permettre la comparaison :

Système Fournier.

144 points.

Système Didot.

144 points.

En

nier

Corps

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