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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Parlerons-nous du dessous des rayons, qui sont plus souvent des réceptacles d’ordures et de détritus de toute espèce ? Pourquoi ne saurait-on pas tenir sa place à l’atelier dans un état de propreté continuelle, tout comme son habitation?

Au chef d’atelier de tenir la main à ce qu’un nettoyage régulier soit effectué. Il ne permettra à personne de convertir le dessous du rayon en magasin particulier de caractères et de blancs.

Les presses doivent être nettoyées au moins une fois par semaine. Le temps qu’on y passe est largement rattrapé par le travail régulier et propre qui en est la conséquence. Sans compter les éventualités de bris de certains organes fragiles, encrassés — disons même encroûtés.

Il est pénible d’avoir à constater souvent l’état d’une presse envoyée en réparation ou mise en vente pour une cause quelconque. Les pièces sont en quelque sorte maçonnées les unes aux autres par le cambouis que produisent les graisses accumulées. C’est une honte pour Fouvrier chargé de la conduite de ces machines, mais coupable aussi est le chef d’atelier ou le patron qui ne surveille pas le bon entretien du matériel.

Hygiène. — Les ablutions matinales, au sortir du lit, ne seront pas superflues, et un bain complet s’impose toutes les semaines à toute personne qui manipule des métaux. Xe pas négliger surtout un bon purgatif de temps à autre.

L’absorption d’un litre de lait par jour est une excellente précaution qui ne saurait être trop recommandée.

L’ouvrier typographe, tant compositeur qu’ imprimeur, doit se laver soigneusement les mains à chaque arrêt du travail ; il doit en outre se nettoyer minutieusement les ongles et les porter le moins long possible.

Dans le cours de notre carrière typographique, que de fois n’avons-nous pas vu des compositeurs chercher à faire disparaitre la poussière de la casse en y soufflant à pleins poumons,

tout en se retirant vivement. Les maladroits! ils ne comprenaient pas qu’ils respiraient, en fin de compte, tous ces grains de poussière qu’ils déplaçaient ainsi, et que s’ils tenaient la casse en bon état de propreté, c’était au détriment de leur santé.

Cette opération doit se faire en plein air, à l’aide d’un soufflet ou d’une seringue aspirante, en se bouchant à l’aide d’un mouchoir les narines et la bouche.

De son côté, le patron doit faire entretenir les ateliers dans un état de propreté constante. On balaiera au moins une fois par jour après un copieux arrosage. Pendant les arrêts du travail, les fenêtres seront largement ouvertes afin de renouveler l’air.

La poussière des rayons et des meubles sera enlevée au moyen d’éponges humides.

Il est encore une autre mauvaise habitude, contre laquelle on ne saurait trop réagir : celle qui consiste à tenir entre les lèvres des lettres ou des espaces pendant qu’on justifie.

La matière avec laquelle on fabrique les caractères est malfaisante par elle-même, et la crasse produite par le nettoyage des formes après l’inrpression — et qui adhère aux lettres — ne l’est x>as moins.

Précautions. — Plusieurs ouvriers ont la mauvaise habitude de se mettre au travail en négligeant de se débarrasser de certains objets de toilette : tels que bague, chaîne de montre. Or, tout contact de coyps durs avec l’œil du caractère doit fatalement détériorer celui-ci. Ceci intéresse x>rincipalement les corrigeurs, metteurs en pages et hommes de conscience.

Les boutons aux manches des blouses de travail doivent être X>roscrits ou x>lacés de manière à ne pouvoir érafler l’œil de la lettre.

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