DES ÉCRITURES
Les notes doivent être composées en caractères d'un œil plus petit que le texte et être interlignées moins fortement que celui-ci.
Yoici différents exemples de composition de notes :
(I i Revue typographique, lre année, n° 4.
(2) Jean Dumont, Le Livre avant et depuis l’invention de l’imprimerie, p. 38.
(3) F. Didot, Annibal, acte IV, sc. ix.
(4) Encyclopédie moderne, liv. II, pp. 627 et 628, Histoire des Zoophytes.
(o) Paris, à la Librairie nationale, 3IDCCCXV.
6) Rousseau, Émile, t. Ier, p. 7; Le Contrat social, t. II, p. 80.
(7) Idem, Le Contrat social, t. II. p. 55.
(8) Idem, ibid., t. II, p. 80.
(9) Histoire de Belgique, t. 111, p. 60.
(10) Ibid., t. Ier, p. 120.
(II ) Journal officiel, 1881. Chambre. Débats parlementaires, pp. 909-1006. il 39-1170.
(12) Rapport de M. Tolain, 14 déc. 1883. Journ. offic. 1884. Sénat. Docum. parlem., pp. 117 et suiv. Discussions : 13, 16, 25, 27, 28 janv., 1er et 2 fév.. 21, 22, 23 fév. 1884. Journ. offic. 1884. Sénat. Débats parlem., pp. 167-234. 439-482. — Chambre. 13 mars 1884. Journ. offic. 1884. Débats pari., pp. 737 et suiv.
(13 1 Dictionnaire des connaissances utiles, par Th. Dumoulin, 3 vol. gr. in-8° jésus, de 330 p. chacun, ill. de 30 pl. hors texte en couleur, de 250 grav. et de 75 fig. P. Weissenbruch, éd., Bruxelles, 1875.
Idem, tenant lieu du nom de l’auteur, se met en petites cajiitales avec grande; ibiclem , tenant lieu du titre de l’ouvrage, se met en italique et en abrégé (ibid.).
Mais on ne peut employer le mot idem ou ibidem pour désigner le titre d’un ouvrage dans une note, si la note précédente contient l’indication de deux ouvrages différents. Lorsque la source est absolument la même dans deux ou plusieurs notes qui se suivent et que le nom de l’auteur est exprimé dans la
première, on met simplement Idem, ibid ., aux suivantes. (Voir ci-contre les notes 6, 7 et 8.)
Si deux ou plusieurs notes successives renvoient à un même ouvrage, on met ibid. pour remplacer le titre de celui-ci. (Voir les notes 9 et 10.)
§ 12. — Des abréviations et des signes.
11 y a deux genres d’abréviations en typographie :
1° Les abréviations courantes, d’un usage général ;
2° Les abréviations conventionnelles, que l’on emploie dans certains ouvrages spéciaux.
L’emploi de quelques abréviations rentrant dans la première de ces catégories est subordonné aux règles ci-après :
1° Les mots tome, livre, chapitre, article, paragraphe, numéro, section, page, figure, planche, chant, psaume, ne s’abrègent que dans le cas où ils sont jdacés devant un nombre, mis entre parenthèses ou non.
Ainsi, on composera :
Conformément à l’art. 3 précité...
Ainsi que le prescrivent les §§ 4 à 7 du chap. III...
Dans l’article suivant, nous donnerons la description de cet instrument (fig. 12) dont nous avons déjà parlé (liv. II, tit. IV, chap. X, § 1er).
Mais il serait incorrect de composer :
Voyez le § précédent...
Relisez l’art, du chap. précédent...
Le mot article, (pii se compose le plus souvent en petites capitales, s’abrège généralement (Art. 24) dans les textes de lois, statuts, polices d’assurances, surtout quand on le place au commencement d’un alinéa. Article premier seul se met en toutes lettres.
Le mot figure s’abrège toujours dans une légende, sous une
DES ABREVIATIONS ET DES SIGNES
2° Les mots Monsieur, Madame, Mademoiselle, Monseigneur, Sa Majesté, Sa Sainteté, Son Eminence, Leurs Altesses, etc., se composent en abrégé lorsqu’on parle de la personne et s'ils sont suivis d’un nom ou d’un titre. (Voir les nombreux exemples, pp. 113 et 114.) Ils se mettent en toutes lettres, avec une grande capitale, s’ils ne sont pas suivis d’un titre honorifique quelconque ou lorsqu’on s’adresse à la personne même.
3° Le nom de Jésus-Christ se met en abrégé quand il se trouve entre parenthèses, dans les cas suivants :
Jules-César fut assassiné en l’an 710 de Rome (44 ans av. J.-0. .
Lorsqu’il fait partie du texte, il se met en toutes lettres :
Jules-César soumit la Belgique en l’an 37 avant Jésus-Christ.
4° Les mots saint, sainte, saints ne s’abrègent que lorsqu’ils sont souvent répétés, comme, par exemple, dans les ouvrages religieux, ainsi que dans les almanachs :
Se Cécile est la patronne des musiciens.
SS. Pierre et Paul.
Dans tous les autres cas, ils doivent se mettre au long :
L’église des Saints-Michel-et-Gudule.
Les épitres de saint Paul.
La Saint-Jean.
La fête de saint Jean.
L’ordre de Saint-François.
Remarque . — On doit, autant que possible, observer une règle fixe dans les abréviations d’un même ouvrage; nous disons autant que possible, parce qu’on peut se trouver embarrassé dans la mise en pages ou à la fin d’une ligne. 11 est permis, dans ce cas, de faire exception à la règle et de diminuer le mot abrégé ou de le composer en toutes lettres, selon les besoins.
Les abréviations conventionnelles sont surtout usitées dans les dictionnaires, catalogues, traités, etc., et il est de règle de placer en tète du volume une liste explicative des abréviations qui se rencontreront dans le cours de l’ouvrage.
Voici la liste des abréviations les plus usitées :
Monsieur.