IS
VALEXTINE DE LAMARTINE
'r — Aucun, répliqua M. Taine.
'r — Ah î fis- je interloquée... Et Lamartine?
'^ — Lamartine, dit le prince Napoléon, qui nous écoutait, n'est qu'un musicien. »
A quoi M. Taine fit un signe d'assentiment.
Beaucoup de coteries littéraires et mondaines pensaient alors comme le prince et comme le philosophe. Les uns n'aimaient que Musset, les autres que les Parnassiens, les autres rien du tout. Mais la foule, qui pousse son grand flot par-dessous toutes ces appréciations superficielles allait avec la même constance qu'aux meilleurs jours au poète des Méditations. Nous en avons le témoignage incontestable dans le relevé du nombre d'exemplaires vendus, publiés chaque année par la Société propriétaire des œuvres de Lamartine. Son bilan résumé donne, de 1869 à 1893, 585893 volumes vendus, soit 302 840 francs de droits d'au-
SOUVENIRS INTIMES
teur. Et la vente la plus considérable se place de 1869 à 1882, non de 1882 à 189^ ^