SCENE PREMIÈRE
LARA , seul; il entre par la fenêtre du fond et s’avance avec précaution.
Sa chambre... c’est bien ici... personne ne m’a vu... je lui ai obéi. ( Regardant le hillet. ) « Je vous attends ce soir ; venez , » et tâchez de ne pas être aperçu. » ( Re-
f ’anlant de tuas côtés.) Cette fenêtre....
leureuseuient qu’une échelle était â quelques ]i;ts. . . (Il ferme la Jéntlre. A lui-même et avec bonheur. ) Est-ce un rêve? elle me rappelle en secret... moi !... moi!... Après l’aveu qu'elle m’a fait, et lorsque son mari eslabsent!.. je n’ose y croire eocorc ! (Regnnlan / autour de lui. ) Assurons-nous d’abord que nous ne pouvons être surpris..
( Eioulunt à une porte , à droite. ) Cette porte!... c'est la chambre de Geneviève...
car je l'entends — pauvre petite !... je me
reproche de l'avoir trompée mais
je n'avais pas d'autre moyen !
( Allant s ers la porte à gauche qui est entrouverte. ) De ce cAté les appartemens et le cabinet du colonel?... Cet amas de briques.... ces sacs de plâtre...
près de la cheminée... c’est là sans doute que travaille Boutilier... celui qui devait être mon général. . . ( Allant à la petite parie à droite. J Et cette autre porte?... ( Il l'ouvre. ) Une espèce de porte-manteau....
un placard étroit... sans jour et sans issue... rien à craindre de ce côté. ( U la
referme.) C'est bien attendons-la
(Us 'assied , à droite , auprès de la chambre de Geneviève. ) Elle ne peut tarder... et.
dès qu’elle aura pu s’échapper.... je ne nie trompe pas !... un pas léger... un pas de femme... le coeur me bat... ( Il se lève. ) C'est elle...
(H va au devant de Valenllne qui entre. )