SCENE NEUVIEME
CHARLES, DE PRAINVILLE.
CHARLES. (à part.) Que vais-je lui dire ? Enfin ! je te retrouve... voilà, sans reproches, une heure que je te cherche... c’est pire qu’une chaloupe dans une brume.
CHARLES
Mon oncle !...
DE PRAINVILLE.
Mon oncle !.... mon oncle! Tu sembles eviter l’abordage !....embrasse moi, mon cher Charles. CABRLES (se jelant dans ses bras.) Ah! de zrand cœur !
DE PRAINVILLE.
C’est ça; saboid contre sabord; c’est la bonne manière de se iémoigner son aflection, après un coup comme celui que n’a donné ta fausse mort.
CHARLES
Vous étiez donc bien affigé !
DE PRAINVILLE.
Tu demandes cela?....autant que quand je quittai mon vaisseau pour ne plus y retourner; et ce n’est pas peu dire.
CHARLES
Je ne doutais pas de votre âme.
DE PRAINVILLE,
Maintenant, tu vas me conter ton histoire, ce doit être beau, car ça s’est passé en pleine mer, ou peu s’en faut.
Je garde ce récit pour une de nos veillées, À ton aise, mon garçon.
CHARLES
Aujourd’hui, jai des choses plus importantes à vous dire.
DE PRAINVILLE.
Parles !
| CHARLES, Ma cousine !.…..
DE PRAINVILLE.
Rera charmée de te revoir.
CHARLES
Je le sais... je viens réclamer...
ne
DE PRAINVILLE.
Quoi !
| CHARLES
Vos promesses.
1er DE PRAINVILLE.
Mes promesses ?
CHARLES
de Mon départ a seul empêché notre union.
4 DE PRAINVILLE.
nne à Ecoute, mon lieutenant, je serai franc comme s un un cordage neuf...— tu arrives trop tard. rt. | CHARLES. Comment ?
Elle est mariée.
r | CHARLES.
quitta | Mariée ?
» n’est DE PRAINVILLE.
Ou peut s’en faut ; ma parole est donnée à Gobineau.
CHARLES
Quoi ! ce vieux commandant ?
ire, ce DE PRAINVILLE, er, OU Ne parlez pas avec irrévérence de vos supérieurs. CHARLES.
Mais, il n’a jamais servi.
DE PRAINVILLE,
Sur mer, il est vrai, et celà d’abord a fait quelques aiffcultés ; car je ne voulais pour gendre qu’un marin ; cependant, J'ai réfléchi qu’il était venu
antes à une fois de Boston à Québec sur un vaisseau, et les difficultés ont été applanies ; d’ailleurs, il s’est bien conduit dans la guerre, de 1779, et en 1814
il a donné de irès bons conseils.
CHARLES
Vous avez beau vanter ses succès, il ne parviendra jamais à m’arracher celle que j’aime.
DE PRAINVILLE.
Jamais !.... par la Sainte-Baroe c’est trop dire;
jeune homme! vous portez encore un habit qu demande de la soumission... je suis votre capitaine, quand bien même je ne serais point vote oncle ; ainsi, attention au commandement... Qui diable vient déranger ma manœuvre? Venez dans mon cabinet, et Jacheverai de vous convaincre que l’obéissance est vatie premier devoir.
CHARLES
Mais! mon oncle !...
DE PRAINVILLE.
Pas de réplique, ou je vous fais mettre à fonds de 'cale.….. Attention au commandement :.…. par flanc, droite à droite, par file à gauche, en avant, marche. (Ils sortent).