‹ Valentine ou La Nina canadienne [microforme]Chapitre 24 sur 24 · SUIS · texte numérisé non relu

SUIS

VALENTINE, (chante) Mon cœur soupire dès l’Aurore, Le jour, un rien mé fait rougit ; Le soir mon cœur soupire encore, Je sens du mul et du plaisir.

Tout en mon âme te rappelle, Je jouis de mon erreur.

Ah! dis-moi, comment on appelle, bi Ce qui se passe dans mon cœur. ps #1

Je rêve à toi, quand je sommeille, Ton nom, m’agite et me séduit ;

Je pense à toi, quand je m’éveille, É Partout, ton image me suit, |

Tout en mon âme te rappelle, etc.

J. BAPTISTE

Ah! bah ! c’est triste ça, écoutez ben plutôt c'telle-ci.

AIR: Dérrière chez nous, ete. éte.

Derrière chez nous y'a t’un étang, En roulant ma boule ; Trois beaux canards s’en vont beignant.

Rouli, roulant, Ma boule roulant.

En roulant, ma boule roulant, En roulant ma boule,

Trois beau canards s'en vont baignant, En roulant ina boule ; Le fils du roi s’en va chussant, Rouli, roulant, etc, Le fils du rois’en va chassant, En roulant ma boule ; Avec son grand l'usil d’urgent, Kouii, roulant, etc.

Avce son grand fusil d'argent, ] En roulant ma Loule ; Visa le noir, tua le blanc, Rouli, roulant, eto.

Visa le noir, tua le blanc, la En roulant ma boule ; Fils du roi, que tu es méchant, Rouli, roulant, etc.

Fils du roi, que tu es méchant, À En roulant mu boule, or D'avoir tué mea canard blanc, vo Roul', roulant, etc.

D'avoir tué mon cavard Llune, po En roulant ma boule, Par dessous l'aile, il perd son sang, Rouli, roulant, etc.

Par dessous l’aîle, il perd son sang, J En roulant ma boule ; | Par les yeux lui sort des diamans, pita Rouli, roulant, etc, Par les yeux lui sort des diamans, v

En roulant ma boule ; Et par le bec l'or et l’urgent, Rouli, roulant, etc. C Et par le bec l’or et l’urgent, En roulant ma boule ;

Toutes ses plum” s’en vont au vent, M Rouli, roulant, etc.

Toutes ses plum? s’en vont au vent, C’ En roulant ma boule ; x Trois dam’s s'en vont les ramassant, touche Rouli, roulant, etc, bre Trois dam”s s’en vont les ramassant, ‘ En roulant ina boule ; C’est pour eu faire un lit de camp, Ce.

Rouli, roulant, etc.

C'est pour en faire un lit de cam à po Ps Dis

En roulant ma bouie ; Pour y coucher tous les passans, Rouli, roulant, etc.

, Ah ! Jarnigouaine, j’sonunes tout éreinté, à force d’avoir dansé,

VALENTINE, Mais, où donc est Charles? Il devait être dans mes bras... Qui peut le retenir... Ah! j’oublais, quand je l’accuse, que mon oncle se refuse à notre

hymen. (Elle va s'asseoir à la table.) Sr, LEON.

Attention à mes ordres !.….. Voici le moment de

la cure. (St. Léon place Charles près du fauteuil.) | VALENTINE,

Écrivons d’éternels adieux à Charles! à mon oncle !.... cet oncle cruel et généreux !.... mais, que vois-je !.... cet écrit! mes yeux ne se trompent-ils

point ?

Sr. LEON.

C’est l'instant !... de la prudence !

J’ai bien lu! Ce n’est pas un songe? Le capitaine consent enfin. Ah! Charles! Charles!

CHARLES, (à genoux).

Valentine ! Valentine !.….

VALENTINE, C’est sa voix ! Il m’appelle !... Où est-il ? Me voila !.... VALENTINE, C’est lui! Ilest la! (Elle le regarde et L:

touche d’un air de doute). Mais non ! c’est son om-

bre.

CHARLES

C’est une réalité !

Dis moi que tu m'aimes !

CHARLES

Oui! Valentine, je t’aimc !

C’est bien! c’est bien! Ah! que ces mots

sont doux !

DE PRAINVILLE.

Hissez le pavillon national, la victoire est à nous. VALENTINE,

Mon oncle!

DE PRAINVILLE.

Oui! ma frégate favorite ! c’est ton oncle qui pleure de joie... ça ne n’était pas arrivé depuis que j'abordai ce gros brick espagnol, et que je le coulai bas.

Mue. DERBOIS.

Ma chère Valentine!

Bonne amie ! | Sr. LEON.

Dites encore que je ne suis pas bon médecin ? J. BAFTISTE, Ah! pour ça, môsieur St. Léon à vous le pompon! y fait des guérisons marveilleuses, et jnous mettrons ent’ ses mains, si j’dev’nons un jour plus

fou que j'le sommes.

Sr. LEON.

Voilà ma réputation faite !

DE PRAINVILLE.

Taisez-vous! mauvaise planche de doublage !.….. Si ces enfans n’avaient été rendus à ma tendresse, je vous bombardais ; car, vous êtes le seul coupable... (à Valentine.) Cette lettre était de lui, et

c’est elle qui troubla ta raison.

Ah! mon oncle, ne le grondez pas! Si je lui dois mes peines, je lui devrai mes beaux jours.

Voilà moiselle ur autr

vous po jolie ma ditions, heureu:

Je ne entende

Mais à la leu

Allor veux n grande ges, Coi tous no:

nous né serons vent en men.

Ah!

geurs q vot? flot

C’est ment.

geurs ; L'on en

e ces mots

e est à nous.

oncle qui 6 depuis que je le coulai

1édecin ?

ous le poms, et jJ'nous in jour plus

loublage !.….

a tendresse, seul coupa- . de lui, et

Si je lui dois irs,

Sr. LEON.

Voilà qui est parlé. Je vous remercie, mademoiselle, de votre généreux pardon... mais j'en ai un autre à obtenir. Mme. Derhois, me donnerezvous pour gage d’une réconciliation parfaite, cette jolie main que vous m’avez promise à certaines conditions, et pour laquelle jai failli faire trois mal-

heureux ?

Mnue. DERBOIS.

Je ne sais si je dois tenir ma parole; vous vous

entendez si bien à faire perdre la raison aux femmes. Sr. LEON.

Mais! vous le voyez, je m’entends encore mieux

à la leur rendre.

Allons! enfans, à demain les deux noces. Je veux moi-même en faire tous les apprêts. Une grande fête maritime ; le St. Laurent garni de barges, comme dans la revue générale d’une escadre ; tous nos habitans en matelots, la rame en main; nous nétoyerons l'artillerie, déployerons les voiles, serons attentifs aux signaux du commandant, et, vent en poupe, nous cinglerons vers Pile de Phy-

men.

J. BAPTISTE

Ah! not bourgeois! v’là justement les voyageurs qu’arrivent : ça va faire un f&meux renfort à

vot? flotte.

DE PRAINVILLE.

C’est bien! apprête les flacons pour le débarquement. Le verre en main, et la chanson des voyageurs ; cela me rappèle le hissage d’une voile. L'on entend chanter, dans la coulisse, le couplet suivant :

A la claire fontaine, Men allant promener,

J'ai trouvé l’euu si belle,

Que je m'y suis baigné.

J1 y à longtemps que je t’aime, Jamais je ne t’oublirai.

[Les voyageurs arrivent dans leurs bateaux. Ils s’arretent, et débarquent en chantant la chanson du pays, q'on répèle en cœur. ]

2 J'ai trouvé l’eau si belle, Que je m'y suis baigné ; A la feuille de l’arbre, Je me suis reposé.

Il y a longtemps que je t’aime, Jamais je ne t’oublirai, 3 A la feuille de l’arbre, Je me suis reposé, Au dessus de ma tête, Le rossignol chantait, Il y a longtemps, etc. etc.

4 Au dessus de ma tête, Le rossignol chantait, Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai ; Il y a longtemps, etc. etc, 5 Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai, Tu as le cœur à rire, Moi, je l’ai à pleurer.

I ya longtemps, ete, cie, 6 Tu as le cœur à rire, Moi, je l’ai à pleurer :

J'ai perdu ma maitresse, Je ne puis la trouver.

Il y a longtemps, etc. etc.

7 J'ai perdu ma maitresse, Je ne puis la trouver :

Pour un bouquet de rose, Que je lui refusai.

Il ya longtemps, etc. etc, 8 Pour un bouquet de rose, Que je lui refusai ; Je voudrais que la rose, Fût encore au rosier.

1l y a longtemps, etc. etc.

© Je voudrais que la rose, Fût encore au rosier ; Que ma jolie maitresse, Fât dans mes amitiés.

Il y a longtemps, etc. etc.

[Jean-Baptiste verse à boire aux voyageurs ; de Prainville les excile à continuer leurs chants; les deux couples prennent part à la fête. |

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