LES PRECEDENS, VALENTINE
Mon oncle !
Ah !te voilà, ma bonne amie ? tu te fais toujours
désirer.
Mur. DERBOIS. reste d Bonjour, Valentine. (Elle Pembrasse.) Sr. LEON, Oui Mademoiselle, je vous présente mes hommages. mari e DE PRAINVILLE.
Mais tu n’as pas descendu au jardin, ce matin, Je selon ta coutume. . .. Je rage que c’est St.-Léon qui La effrayé ?.... Morbleu ! il m’a réveillé en Ah sursaut avec ses coups de pistolets... Je me croy- je vous ais encore en mer. Vozel VALENTINE. dr Je ne l’ai pas entendu. die Muse. DERBOIS.
: À voyez Il fallait que vous fussiez bien préocupée, ma chèreamie? . Ces | VALENTINE, état ?
Je pensais à lui! ...
DE PRAINVILLE, ( à part. ) Toujours ! ... | Elle VALENTINE, .: tirer...
Il me semble qu’il ne m’a quitté que d’hier et * maden qu’un long sommeil... . Oui ! Le jour de son dévart de vos est toujours présent à ma pensée. venir n DE PRAINVILLE, tion 2.
Pauvre enfant !.., elle me ferait pleurer comme
allons faire
Is toujours
nmages.
ce matin, St.-Léon veillé en me croy-
pée, ma
l’hier et n dévart
| comme
une voile après la brise. ... tâche de détourner ces
souvenirs.
Je le voudrais! mais envain!... l’oublier est au-dessus de mes forces . .. Cette nuit, je voyais
Charles en songe ; il était de retour.
DE PRAINVILLE.
Je te promets encore d’heureux instans. ., avec
mon ami Gobineau; le bonheur te sourira.
Mon oncle, permettez-moi de vous consacrer le reste de mes jours.
Oui, mon enfant ! il est bien convenu que ton
mari et toi ne me quitterez Jamais.
Je ne puis consentir.
DE PRAINVILLE.
Ah! ça, ma nièce, ce n’est pas d’aujourd’hui que je vous confie mes projets à cet égard.... vous aviez choisi un époux ; je ne vous ai pas contrariée ....maintenant, c’est à mon tour ; je vous en destine unet j'entends, par la Sainte-Barbe !...Mais
voyez un peu si elle me répondra ?
Mur. DERBOIS (impatient'e.)
C’est par trop tyrannique aussi... .regardez son état ?
DE PRAINVILLE.
Elle est dans un temps plat....mais, je vais Pen | tirer....Voilà donc la récompense de mes soins, mademoiselle ; que seriez-vous devenue à la mort de vos parens, si je n’avais quitté mon pays pour venir me fixer ici et sauveter votre jeune embarcation 7...
Mon oncle ! puisque vous l’exigez, j’obéirai!... DE PRAINVILLE.
Ah!....à la bonne-heure donc, et tu seras heureuse.
VALENTINE (machinalement.)
Oui, mon oncle !
DE PRAINVILLE (à Mme. Derbois et à St. Léon.) Vous voyez? j'en fais tout ce que je veux.