A RENÉ BASCHET ET A MA URICE NORMAND
Chers amis.
Vous m'aviez fait l'honneur de retenir Valentine Pacquault pour votre belle maison, et voilà que les difficultés de notre époque — si dure pour beaucoup, où l'on a sacrifié avec tant de légèreté les livres, les revues et les journaux — vous ont empêchés de réaliser votre désir. Aujourd'hui je n'oublie pas plus les regrets que vous m'avez exprimés, avec tant d'affectueuse insistance, de laisser mon œuvre quitter votre toit, que vos encouragements alors qu'elle était en chantier.
Je l'ai faite de la façon que vous souhaitiez, avec la plus entière liberté, sans sacrifice d'aucune sorte, comme j'ai toujours agi four tout ce que j'ai écrit, et sans autre scrupule que celui de réaliser la difficile vérité de la vie. Telle Qu'elle est, elle n'a d'autre valeur que de représenter pour
oi le plus gros effort de mon existence d'écrivain.
Vous avez été les premiers à la connaître et à vous intéresser à elle; souffrez que je mette à ceite page les noms des deux amis très chers que vous êtes pour moi, et tenez cela, je vous prie, pour l'expression de la gratitude que je vous ai vouée.