‹ Valentines et autres versChapitre 45 sur 64 · LE LIVRE · texte numérisé non relu

LE LIVRE

De vous le dire je m'empresse...

Oh ! la fâcheuse inversion !

D'ailleurs la seule qui paraisse Etre échappée à ma paresse, Au cours de cette édition.

Je m'empresse de vous le dire, Allons ! voilà qui va bien mieux!

Je ne suis pas (faut-il récrire?) Un poète, je suis sans lyre.

Je crois que cela saute aux yeux.

Mais, vous m'avez dit, d'aventure, Un soir, « je n'aime pas les vers ».

Or, nous revenions en voiture ; « Quoi? pas même ceux de Voiture ?

Je vous regardai de travers.

VÀLE-NTISES 173

le trouvai la chose hardie.

Nous traversions le carrefour,

De Y ancienne Comédie,

« Moi, je les aime, « quoiqu'on die »

Presqu'autant que faire l'amour. »

La rue était silencieuse.

Pas un soupir d'accordéon, Et sous vos yeux de scabieuse Là-bas se dressait, soucieuse, La façade de TOdéon.

Vous voyez, j'ai bonne mémoire.

Eh ! bien ! ce mot d'après dîner, Si j'ai composé mon grimoire, C'est de sa faute, et c'est histoire, Madame, de vous taquiner.

Et je vous le jette. . . à la tête ?

Ah ! fi ! sur les bras ?. . . oh ! que non ?

Dans les jambes?... Ce serait bête.

Ou tu le verrais à la fête

C'est entre ton fauteuil et ton...

Qu'on se le dise au Montparnasse, Pays des vers estropiés, Et des madrigaux à la glace :

Si je veux qu'il soit à sa place Je le glisserais sous vos pieds.

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Toutefois, du fond de ton siège Reçois-le comme un compliment « A la française »... qu'on abrège Si l'on entend : « est-ce qu'il neige? » Ou si l'on vous dit : « c'est charmant ».

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