‹ ValérieChapitre 3 sur 68 · IT NOTICE · texte numérisé non relu

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cette vie de monde» de scepticisme et de plaisirs» et lorsqu'elle y échappa, lorsque la flamme des événemens publics Tint éprendre cette âme si fervente sous une enveloppe si frôle» et lui fit croire à Theure de prédire, de frapper tour à tour et de consoler, il se trouva que bien peu Teotendirent; qu'elle fut comme la propbétesse stérile d'Ilion en cendres ; que ceux mêmes que sa rapide éloquence de cœur avait un moment saisis, comme la poussière éparse que la nue électrique enlève, elle passée, retombèrent ; et qu'elle-même, sans ordre fixe, sans discipline, sans tradition, soulevée parle souffle ardent des catastrophes, et n'ayant entrevu que des lueurs, perdit aussitôt la trace de l'avenir, et mourut dans une Grimée, sans rien laisser, sans rien servir, flocon de neige apporté et remporté par l'aquilon, un simple éclair et un cri de plus dans le vaste orage I La dernière limite où Ton conçoit madame de Krudner possible avec ses facultés complètes et toute la convenance de son développement, c'est la in du seizième ou le commencement du dix-septième siècle. £Ue aurait pu

sua MADAME DE KRUDNER. Y

alors, comme sainte Thérèse, et un peu plas tard, comme madame de Chantai, trouver encore appui à Fane des colonnes subsistantes du grand édifice catholique ébranlé; elle aurait rouvert une route monastique nouvelle dans la ligne eùCùte indiquée des saintes carrières . Elle aurait eu, à ses momens de vertige et d'obscorcissement, ces savans et sûrs docteurs des âmes, un saint François de Borgia, un vénérable Pierre d'Alcantara, un saint François de Sales. Je ne lui aurais pas conseillé de Tenir plus tard, même au temps de l'adorable Fénelon, qui eût déjà un peu trop abondé en son sens et peut-être bercé sa chimère K Mais de nos jours , qu'est-ce ? où furent ses guides ? Faible femme en ses plus beaux élans, vase débordé d'amour, où puisa-t-elle sa doctrine?

' Il n^aurait pas lallu noa plus que M<^e de KrUdner, mêm% en ▼enant an treizième siècle, eût vécn trop avant dans ce siècle et jusqu'au moment où des mystiques commencèrent de prêcher V Évangile étemel. Son ima« ginatioBt toujours périUeusa» aurait pn s'échapper de ce cècé, si voisin de la pente de ^es rêves.

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