‹ Valérie (volume 2)Chapitre 14 sur 30 · LE COMTE, AMBROISE · texte numérisé non relu

LE COMTE, AMBROISE

(Ambroise vient du cabinet de Caroline à droite ; il descend la scène diagonalement tout en parlant. )

ambroise.

Voilà... voilà... Ces grands seigneurs ont la parole haute... Mais le prétendu a bonne tournure. (Haut.) L'appartement de monsieur îe comte est préparé.

LE COMTE

Je te remercie... je n'en profiterai pas ! Dis à mes gens que je repars à l'instant.

ambroise, à part.

C'était bien la peine... après tout le mal que je me suis donné ce matin. (Haut.) Je vais dire de faire avancer la voiture de monseigneur, le comte.

Oui, c'est cela !

ambroise, prêt à s'en aller.

C'est agréable de recevoir des personnages importants .. des gens à équipage... Voilà notre courencombrée de tous les mendiants des environs...

le comte, avec un peu d'impatience.

Eh bien ! qu'on les renvoie.

ambroise.

C'est bien aisé à dire... Il y a là surtout un aveugle qui fait un bruit...

le comte , vivement.

Un aveugle... dis-tu... ? Tiens , donne ma bourse à celui-là.

ambroise, étonné, regardant la bourse.

Qu'est-ce que cela signifie?... (S'avançant et regardant le comte.) Ah! mon Dieu !.*. voilà une ressemblance... et si vous n'étiez pas monseigneur... je croirais que vous êtes ce brave jeune homme... qui, l'année dernière... à Paris... chez le docteur Forzano...

le comte, avec dignité.

Hein ? qu'y a-t-il ?

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