ACTE II, SCÈNE V
Ambroise.
Pardon, monseigneur... je inë trompé sans doute... II me semblait au premier coup d'oeil... Mais quelle différence!... ce bel équipage... ces grands laquais... monseigneur est ttien mieux... (A part.) L'air plus noble d'abord...
LE COMTE
Qu'avez-vous donc! que voulez-vous dire?
AMBROISË.
Rien* monseigneur... je croyais reconnaître »es traits... (Le regardant.) Allons, allons... au fait, il y a quelque chose... (Haut.) Les traits d'un jeune homme que j'avais vu à Paris, et qui m'avait parlé d'Olbruck, ma patrie...
• LE COMTE
Ah! ah! tu es d'Olbruck ? tu connais le château de Rinsberg î
AMBROISË.
Si je le connais'... Ces quatre grandes tourelles...
LE COMTE
Je veux parler de ses habitants!... Peux-tu me donner des nouvelles de la comtesse de Rinsberg, de sa fille Emilie... etde cellejeune personne qui était chez elle. Valérie?...
AMBROISË.
Mademoiselle Valérie... elle est ici... chez madame Blumfeld, son amie...
le comte, vivement.
Elle est ici!... (Se remettant..) Eh bien, mon ami... je reste... c'est bien. Dis à madame Blumfeld que j'accepte l'appartement qu'elle a eu la bonté de m'offrir... Il faut aussi que je lui parle... mais auparavant... écoule... yat-il ici un homme d'affaires... un notaire?
AMBROISË.
Pas précisément... il n'y en a qu'un pour cette résidence et les trois villages voisins... de manière que quand il se trouve le même jour un mariage et un testament...
le comte.
C'est bien... envoie-le chercher à l'instant... qu'il vienne me parler !!... en secret... en secret, entends-tu bien ! et surtout n'en dis -ien à personne.
AMBROISË.
J'entends... cette fois-ci... ce ne sera pas pour un testament. (Pesant la bourse.) Allons, puisque notre jeune maître a une prédilection pour les aveugles.je vais toujours donner cela à mon ancien confrère... (A part.) et un peu aux autres... parce que ce n'est pas leur faute s'ils ne jouissent pas des mêmes avantages perkontels.
jfi sort par le cabinet de Caroline. — Pendant ces sept lignes, lecomte, va, vient, jusqu'au jardin, et regarde partouf wee la plus vive inquiétude.
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