Scène VI
Caroline, à la cantonade .l Qu’on mette des fleurs dans le salon, et qu’avant tout on débarrasse la première cour !2 Dans l’état où elle est, il est impossible qu’une voiture puisse y entrer.
Valérie. Eh mon Dieu! cousine, tu attends donc des gens à équipage ?
Caroline. Oui, la personne avec qui je plaide.
Valérie. Et quel est le but de cette visite ?
Caroline. Un arrangement à l’amiable ! 3 Et que sait-on ?4 11 a le bon droit de son côté ; 6 mais je suis jeune, jolie...
Valérie. Jolie!... Dis-moi, cousine, qu’est-ce que c’est qu’être jolie ?
Caroline. Mais c’est... plaire.
Valérie. Et moi, suis-je jolie ?
Caroline. Ordinairement, entre femmes, on ne convient pas6 de la beauté d’une autre... mais avec toi, c’est sans conséquence, et je puis t'accorder...
Valérie, avec sa tisf action. Tant mieux... J’ignore pourquoi, mais ce que tu me dis là me fait plaisir. Eh bien donc, continue.
Caroline. Il est même déjà question d’un mariage... et je n’en serais pas éloignée 1 7 Moi,