ACTE h SCÈNE VII
sa main trembler dans la mienne. 0 ciel ! comme toi, dans ce moment ; tu es émue, agitée. Oli ! que j’ai bien fait de lui promettre!... N’est-ce pas, Caroline, tu l’aimes, tu vas te rendre,1 et je cours lui dire que j’ai gagné sa cause ?
Caroline, la retenant . Mais, un instant. (A part.) Avec elle, c’est terrible : on se croit en sûreté, et l’on se laisse surprendre.2 (Haut.) J’avoue qu’un tel hommage a droit de me flatter.3 Peut-être me fait-il découvrir en mon cœur des sentiments que j’étais loin d’y soupçonner; et, je crois qu’un jour,..
Valérie. Cela ne suffit pas. Il faut l’aimer, et sur-le-champ.
Caroline. Eh ! mais, cousine, patience. D’abord, je l’ aimerais, que je n’en conviendrais pas,4 et... (S' arrêtant.) Quel est ce bruit ?
Valérie, écoutant. C’est une voiture. Elle entre dans la cour.
Caroline, regardant par la fenêtre. Oh ! le magnifique équipage ! Quels beaux chevaux ! Quelle livrée élégante ! Mais, vraiment, c’est un landau !
Valérie. Un landau ?
Caroline, regardant toujours. Oui. Ah! que je te plains !