‹ Valeur comparative de la Radiumthérapie Pré et Post-Opératoire: Dans le traitement des cancers de l'UtérusChapitre 6 sur 11 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION PREMIÈRE à (Empruntée à MM. R. Monod et O. Monoul

(In Presse Médicale 8 février 1922?)

Mme F. D... 28 ans. Les troubles, dont le début remonte

au mois de septembre 1920, sont caractérisés par des pertes mal odorantes avec douleurs pelviennes localisées du côté gauche. Pas d’hémorragies. < Premier examen le 18 novembre 1920. — Le toucher révèle une volumineuse masse bourgeonnante, molle et saienante, comblant le fond du vagin, derrière laquelle le col est difficilement reconnu. Cul-de-sac souple à droite, à gauche on sent une induration qui se prolonge en dehors, vers la paroi pelvienne sous forme de cordon. L’utérus est mobile, le toucher rectal confirme l'intégrité des paramètres à droite.

A gauche, on retrouve l’induration sentie par le toucher vaginal avec son prolongement vers la paroi du bassin. | Âu spéculum, on aperçoit la volumineuse tumeur, en

chou-fleur, creusée de sillons, qui remplit tout le fond du vagin. L’ortfice du col n’est pas visible. La malade est traitée par de l’émanation de radium.

Le 19 novembre, on traite la masse bourgeonnante du

col par radiumpuncture. On emploie six aiguilles de 0 millim. 3 de paroi qui chaque jour sont déplacées, pour multiplier les foyers d’action. En quarante-huit heures, on détruit ainsi 9 eme. 395. Simultanément, on applique dans

le vagin un colpostat qui est maintenu en place également

quatre-vingt-seize heures pendant lesquelles il détruit 21 eme, 24, On à employé pour la filtration des étuis d’or de > millim. et demi entourés d’une feuille d'aluminium de 2/100 de mm. d’épaisseur, et placée dans le liège de 8 mm. de paroi. |

Le 26 novembre, on constate déjà une énorme diminution du chou-fleur; le col tend à reprendre sa forme normale. L’orifice pouvant être repéré l’hystéromètre pénètre sur une longueur. de 7 centimètres; le 27 novembre, on introduit dans l’utérus une sonde en caoutchouc conte- nant trois foyers d’émanation, enfermés dans des étuis de platine de 1 mm. 1/2 enveloppés chacun d’une feuille .d’aluminium de 2/100 de mm.

Du 27 novembre au 2 décembre, jour où on enlève déé nitivement la sonde, soit en cent dix-neuf heures, on détruit 21 me. 79.

En résumé, le traitement tout entier, commencée le 19 novembre, terminé le 2 décembre, s’est passé sans incident et sans provoquer de fièvre. Au total, on a détruit o1 me. 94 dont 30,17 dans le vagin et 21.77 dans l'utérus.

Le 29 décembre, la malade est revue. On constate alors une tendance à la sténose du fond du vagin. Le col a repris ses dimensions normales. :

Au toucher rectal, on observe que la masse qui remplissait le paramètre & gauche, quoique encore perceptible, a considérablement diminué. Le paramètre droit, est tout à

fait souple. L’utérus est mobile. Au spéculum, on remar-

Zi

REA fr que un début d’enchâtonnement du col. Il n’existe plus trace d’ulcé ‘ation. La muqueuse vaginale et cervicale est same, présentant seulement quelques télangiectasies vei-

neuses, principaeement dans le cul-de-sae gauche.

La malade ne ressent aucune douleur et se sent fort bien.

Le 20 juillet 1921, M. R. Monod pratique une hystéro-

- colpotomie.

Anesthésie rachidienne à la stovaïne. Durée: une heure quinze. Incision médiane. Section des deux pédicules infundibulo-pelviens et des ligaments ronds de chaque côté. En avant, imcision du péritoine et décollement du péritoine vésical aussi loin que possible. On se porte alors du côté de l’uretère gauche, on le découvre et on le dissèque de haut en bas en se rapprochant de la corne vésicale. |

L'uretère bien isolé, on sectionne après ligature de l’artère utérine en dehors de l’uretère, suivant la techni-

que décrite par notre maître, M. le professeur Lecène, puis on continue la dissection et on. est obligé de lier deux

vaisseaux sous l’uretère; un pédicule veineux et une artère vaginale propre. On enlève alors tout le tissu cellulaire ‘du paramètre gauche avec le pédicule utérin. Ceci fait, on se porte du côté sain; là, en raison de l'intégrité du paramètre, on se contente de placer une pince au ras de l’utérus de facon à pincer l’utérine et les branches de l’artère vaginale qu’on sectionne, sans s’occuper de la

dissection de l’uretère droit. On ouvre alors le cul-de-sac

droit vaginal antérieur au niveau de son tiers supérieur, et on ferme aussitôt le vagin par six points séparés de catgut. NS

Ligature de l’artère utérine à re Ligature des qua-

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