Key. Hygiea, 1908, t. I, p
Voÿ: aussi Lenk. Zur Asepsis des Ureterenkatheterismus. Zeilschrift f. Urologie, 1908, p. 267.
plètement détruit par la tuberculose, l’état fonctionnel du rein qu'on se propose de laisser en place soit seul important. Dès 1890, TuFrFIER" écrivait : « Tout l'avenir de la chirurgie rénale est suspendu au diagnostic fonctionnel du rein auquel nous ne touchons pas ». KAPSAMMER a exprimé plus tard une opinion absolument analogue (voy. Chap. III de la F° Partie).
Lors donc que la notion du côté atteint est positivement donnée par la clinique, on pourra se dispenser de sonder ce côté, et on cathétérisera uniquement le côté supposé sain.
Lorsque, au contraire, cette notion fait défaut, il faudra sonder les deux reins, en commençant de préférence par le côté supposé malade.
La plupart du temps, c’est donc au cathétérisme bilatéral que le chirurgien devra avoir recours, en ayant soin d'employer les plus grosses sondes possibles, pour obtenir la totalité des urines fournies par chacun des deux reins (ALBARRAN).
I! n’est nullement nécessaire de laisser les sondes en place pendant 24 heures comme le recommandent ALESsANDRI et Dominicr?. Jamais la récolte des urines séparées n'a duré plus d’une heure et demie au maximum dans tous les cas de M. AxpRé : au bout de ce temps, la quantité recueillie était envoyée à l’analyse.
Lorsque le cathétérisme urétéral est impossible, on tentera de pratiquer la séparation intra-vésicale des urines au moyen d'appareils spéciaux dits « divi-
1. TUFFIER. Bull. Mém. Soc. Chir. Paris, 22 nov. 1gro, D'2H102. 2. Dominicr. Intorno ai metodi di diagnosi della funzionalita renale Folia urologica, 1909, t. TI, P+ 17-106.
227850 — seurs » ou « séparateurs" », ou bien encore on essayera le sondage des uretères à travers un cystoscope à vision directe, bien que ce dernier procédé compte peu de partisans.
La division des urines a été vivement critiquée ces derniers temps, notamment à la Société de chirurgie de Paris’. À la suite de ces discussions, plusieurs chirurgiens ont complètement abandonné ce mode d'exploration, ce qui, à notre avis, est un tort, la division étant susceptible de rendre des services dans bien des cas où le cathétérisme n’est pas praticable; mais il faut ajouter que les résultats de la séparation demandent à être bien interprétés’, chose souvent difficile. En outre, il arrive parfois que la séparation elle-même échoue. Dans tous les cas où le cathétérisme urétéral est praticable, c’est à Iui que nous donnons la préférence.
Si nous analysons les observations de M. ANDrÉ, au point de vue du mode d'exploration employé, nous voyons que, sur 64 cas, on a pratiqué 33 fois le cathétérisme des deux uretères (presque toujours en deux séances); dans 14 cas, seul le rein sain à été sondé, soit par suite de l’échec du cathétérisme du
1. Modèles de LamBorte (1891), Dowwes (1900), Luyxs (1902), CaTHELIN (1902), (diviseur gradué de ce dernier auteur).
>. Cons. les Bulletins de la Société de Chirurgie de Paris, novembre et décembre 1910.
Nous renvoyons à notre Index bibliographique pour tout ce qui à trait à la question de la séparation des urines et aux nombreuses discussions susCitées récemment par cette. méthode. Suffisante au point de vue chimique, la division ne le serait pas habituellement au point de vue histo-bactériologique. b
3. CarmeziN. Lecture d'une analyse des urines divisées des deux reins. Journal des Praticiens, n° 10, 1911.
rein adelphe (méat invisible, arrêt de la sonde), soit par suite de l'inutilité de cette exploration (méat visiblement très malade, jet de pus sortant de l’ureière). |
Dans > cas (obs. IT, XIX) seul le côté malade a été sondé.
Le diviseur de CATHELIN à été appliqué dans le cas. VI: le -diviseur de Luys,. :danst.les cas «XXXI et XXX VIII.
Enfin, dans 12 cas, on n’a pu pratiquer ni cathétérisme ni division, bien que, dans 5 de ces cas, la cystoscopie ait été possible.
Si le cathétérisme urétéral rend des services inappréciables, si grâce à lui on arrive à dépister des lésions tout au début et certaines anomalies rénales telles que le rein unique, il peut parfois cependant induire en erreur.
Si, par exemple, un uretère se divise ou qu'il y ait d'un côté deux uretères, la sonde s'engage dans un seul des conduits; et si l’autre uretère correspond aux lésions du rein, en cas que ces lésions ne soient pas étendues aux deux territoires, on peut ainsi méconnaître la tuberculose rénale tout en cathétérisant le rein malade. ZuckerkANDL', KEY? ont relaté des observations de ce genre. LIGHTENSTERN® a publié dernièrement «un cas d’entrecroisement des uretères chez une Malade atteinte de tuberculose rénale ». Il est évident
1. ZUCRERKANDL. Wiener Med. Wochenschr., 10 janv. 1908, P- 129.
2, REX OCICit 3. LicnreNsreRN. Zeitschrift für Urologie, 1908, t. II, p. 975-982.