Cité par Wacner in Folia urologica, 1910, p
3. Wazxer. Tuberculosis of the bladder. Annals of Surgery, 1907, t. I,
4. Saxrorpu. Valeur de l'intervention chirurgicale dans les tuberculoses
urinaires. Ranport au XIIIe Congrès international de Médecine, Paris, 1900.
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LEGUEU, à propos des autopsies très complètes dont nous venons de parler, dit ceci : « Si ces investigations minutieuses avaient été faites, il est bien probable que le dogme de la tuberculose rénale primitive s’évanouirait devant des faits qui viendraient l’ébranler » (in Traité chir. d'urologie, p. 572).
Il est donc probable que pathogéniquement la tuberculose dite « primitive » est le plus souvent « secondaire », dans 85 p. 100 des cas, si l’on en croit VAUGHAN”.
Seulement, ou bien le bacille, en gagnant les voies sanguines, n a laissé aucune trace à sa porte d'entrée, le chancre d’inoculation disparaissant dans la suite, ou bien il est parti d’un foyer primaire si minime, si discret, à évolution si torpide, qu'il échappe à toute observation.
Ce foyer primaire est en fait très souvent cicatrisé, guéri, lorsque se manifeste le foyer rénal.
De sorte que pratiquement, cliniquement, et cette constatation est des plus importantes au point de vue des conséquences thérapeutiques qu'elle comporte, la tuberculose rénale est très fréquemment primitive en ce sens que les autres localisations, d’ailleurs impossibles à diagnostiquer (Küsrer)* ont été jusqu'alors sans virulence et resteront sans activité.
De fait, il est avéré que les tuberculeux rénaux ne présentent souvent aucune autre localisation tuberculeuse, et que si l’on découvre chez eux un foyer pulmonaire ou autre, il ne s’agit habituellement que d'une lésion légère absolument accessoire dans le tableau clinique.
1. Vaucran. Tuberculosis of the kidney and perinephric abscess. Annals
of Surgery, janv. 1908, vol. XLVII, n° I, p. 1024-1027. 2. Küsrer. Congrès allemand de médecine interne, 1890.
Ho.
Ce fait bien établi, étudions les principales formes anatomo-pathologiques de la tuberculose rénale.
Lésions rénales et périrénales.
Les classifications les plus diverses ont été proposées, mais les divergences des auteurs sont plus souvent apparentes que réelles, et il est possible de ramener tous les cas à un petit nombre de formes.
Nous ne considérerons ici que quelques-uns des travaux les plus récents.
Turrier", en 1898, distingue : I. La tuberculose miliaire; II. L'infiltration tuberculeuse qui se présente sous des aspects variés : 1° infiltration nodulaire avec ou sans abcès froid; 2° pyélonéphrite tuberculeuse; 3° dégénérescence massive du rein; 4° hydronéphrose tuberculeuse. Ces formes peuvent exister isolées ou associées.
Dans le Traité de Chirurgie de Le Dent et DELBET (1899), ALBARRAN étudie : 1° la tuberculose miliaire: >° la tuberculose rénale infiltrée qui se divise en un certain nombre de formes : À. tuberculose nodulaire; B. tuberculose caverneuse; C. tuberculose à rétention rénale prédominante, avec ses deux variétés : à. l’hydronéphrose tuberculeuse, b. la pyonéphrose tuberculeuse; D. tuberculose massive.
M. le Prof. Hocue* établit les catégories suivantes: A. tuberculose granulique, miliaire aiguë, hémato-
1. TurrIER. Tuberculose rénale. Monographie clinique. Paris, Masson, éditeur, 1898.