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9 L Bennanp. La néphrite hydropigène tuberculeuse. Presse médicale, 19 OCl. 1910.
Re massives el répétées, les reins réagissent par des lésions néphrétiques banales, non folliculaires, non spécifiques (BERNARD et SALOMON).
A joutons que lésions spécifiques et lésions banales coexistent souvent sur la même pièce, fait qui confirme encore leur unité pathogénique.
Au point de vue anatomo-clinique et thérapeutique, ces lésions, sauf quelques restrictions, sont au contraire à opposer l’une à l’autre.
Laissant de côté les néphrites tuberculeuses, nous nous occuperons, dans cette étude, presque exclusivement de la tuberculose rénale proprement dite avec lésions folliculaires, spécifiques, et principalement de la forme dénommée par BERNARD : tuberculose infiltrée ulcéro-caséeuse du rein, qui est le type le plus fréquent de la fuberculose rénale primitive.
Sans vouloir trop empiéter sur la pathogénie qui trouvera plus utilement sa place dans la deuxième partie de ce travail, il nous faut dire ici ce qu'on entend par tuberculose primitive du rein.
Une notion admise aujourd'hui par tous les urologistes, réside dans le fait que dans l'appareil urogénital le rein est toujours ou presque toujours le premier organe frappé par l'infection bacillaire, qui lui est apportée par la voie sanguine.
Parfois le bacille de Koch est parti d’un foyer tuberculeux manifeste, foyer pulmonaire, ganglionnaire, osseux, articulaire, etc... La tuberculose rénale est alors dite secondaire et ne présente qu’un intérêt assez médiocre pour le chirurgien.
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Très fréquemment par contre, elle est primitive; les travaux de SreinrHaAL (1885) et de HE1BERG (1891)° l'ont démontré il y a nombre d'années.
Des faits nécropsiques nombreux ont en outre établi ce point important que confirment également les observations cliniques. Le rein, au début de la maladie, est très souvent le seul organe atteint par la bacillose, dans le tiers des cas environ, suivant WALKER”.
CAHEN, JOUSSET, CGASTAIGNE et plus récemment BRONGERSMA, se sont vivement élevés contre cette manière de voir. Selon eux, il ne serait permis de conclure à la localisation bacillaire première dans le rein que si des autopsies très minutieuses avec examen histologique de tous les viscères et tous les ganglions Iÿmphatiques étaient venues prouver que réellement aucun autre foyer tuberculeux ne se trouvait dans l'organisme en dehors du foyer rénal. Or cette preuve n'aurait jamais été faite.
SAXTORPH s'exprime ainsi : « Je suis arrivé à la cerlitude presque absolue, que la tuberculose urinaire ou uro-génitale a toujours pour première origine un foyer tuberculeux dans le poumon, foyer plus ou moins ancien, souvent très ancien, resté inaperçu et qu'aucun symptôme n'a révélé pendant nombre d'années. » ‘
1. SreiNrnaL. Uber die tub. Erkrankungen der Niere.…. Arch. f. path. inat., u. Phys:; 1885, t. "100, fasc. r,-n° Sr.