‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 126 sur 184 · Herrz-BoyEer. Rec. de Mém. d’Urologie, juillet rorr · texte numérisé non relu

Herrz-BoyEer. Rec. de Mém. d’Urologie, juillet rorr

3. Cnevassu. Presse médic., n° 47 et 49, 1972. j 4. Carmen. Soc. de Biologie, 13 mai 1911; 0 mai 1911.

In. Folia urologica, juillet 19x71.

In. Rev. prat. d. m. des organes q.-u., 1? mars 1912.

n'ayant jamais expérimenté ni vu appliquer le procédé d’AmBarp. Nous ne contestons pas les services qu'il a donnés entre les mains de Hrrrz-Boyer et de CuEvassu.

Cependant nous ferons remarquer que M. ANDRÉ n'a jamais utilisé aucune autre méthode que celle de l'examen chimique des urines séparées, en y ajoutant parfois l'épreuve du bleu de méthylène. Jamais il n'a eu à s’en repentir. Notre Maître estime, en effet, que les autres méthodes sont souvent longues et délicates à mettre en œuvre, et qu'elles n’ont pas une utilité bien démontrée. Lorsque le taux des substances éliminées par un rein est bon (l’urée en particulier), il est à présumer que ce rein est sain ou tout au moins suffisant.

L'exploration fonctionnelle, en donnant des renseignements précis sur le fonctionnement comparé des deux reins rend compte non seulement de l’état du rein malade, mais aussi de l’éfat de l’organe adelphe, notion capitale au point de vue chirurgical, le pronostic vital après la néphrectomie dépendant exclusivement de l'intégrité relative et du bon fonctionnement

de ce rein.

En utilisant toutes les méthodes que nous avons décrites, il est exceptionnel que l'on n'arrive pas à établir le diagnostic de la tuberculose rénale. Dans les cas où tous ces procédés donnent des résultats négatifs, on sera parfois autorisé à pratiquer une incision lombaire exploratrice, qui devra être suivie

le plus souvent d'une néphrotomie exploratrice et de l'inoculation au cobaye d’un fragment de rein broyé dans du sérum de HAYEM.

Mais il faut se souvenir que cette néphrotomie peut

parfois ne pas être sans danger.

Nous n'avons pas à étudier ici la conduite à tenir dans les cas où toute exploration des reins est rendue impossible par l’état de la vessie; puisque toujours alors, il s’agit de cas avancés. L'état actuel de cette intéressante question a été fort bien étudié dans deux articles tout récents, dus à GuiBé* et à Mar1oN°.

Remarquons toutefois — et c’est de cette manière que procède notre Maître — que si on traitait pendant quelque temps la vessie par des injections huileuses, on arriverait souvent à pouvoir pratiquer une cystoscopie et même un cathétérisme urétéral dans des cas où ces examens étaient impossibles avant le traitement local. On éviterait ainsi assez fréquemment des opérations souvent délicates conseillées en pareils cas, et en particulier le cathétérisme urétéral à travers la vessie ouverte.

- Cf. PéRINEAU. Annales génito-urin., 1909 (ID), p. 1652. - Guimé. Journal de Chirurgie, avril 1912.

+ Mario. Journal d'Urologie, mai 1912.

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