Kezzy. John Hopk. hosp. Bull, 1896, p
D. Harrmann. Congrès français de Chirurgie, 1897.
également montré chaud partisan de la néphro-urétérectomie totale.
Ajoutons que plusieurs chirurgiens, REYNIER, PoNcET, KüsTER entre autres, ont secondairement enlevé le bout de l’uretère infecté, qui entretenait la suppuration et leurs opérés ont guéri.
Ces derniers faits prouvent l'utilité dans certains cas de l’extirpation totale de luretère. Une de nos autopsies (obs. XLIV) plaide dans le même. sens le moignon d’uretère était très malade.
Faut-il foujours pratiquer l’urétérectomie totale? ALBARRAN, qui dans ses premières néphrectomies agissait ainsi, put constater dans la suite que, lorsqu'il ne réséquait qu'une portion d’'uretère, les fistules n'étaient pas plus fréquentes qu'après l’opéraüon radicale. Aussi recommande-t-il dans son Traité de lier simplement l'uretère le plus bas possible au fond de la plaie, de le couper et d'abandonner le moignon qui, habituellement, s’atrophie et guérit par sclérose de ses parois. Il est du reste difficile d'enlever l’uretère en Lotalité, puisqu'il faudrait, pour bien faire, enlever même une portion de vessie; l’opéralion est alors infiniment plus grave qu'une néphrectoinie ordinaire.
M. AnpRé partage absolument cette manière de voir, qui est aussi celle de RariN, de CARLIER, de Mavo et d'un très grand nombre d’urologistes.
L'urélérectomie totale sera cependant pratiquée, de l’avis de ces mêmes auteurs, lorsque l’uretère est très malade, très dilaté et que l’orifice vésical est luimême élargi et altéré; c'est dans ces cas que l'urine
vésicale peut refluer dans l’uretère et entretenir une fistule, comme dans 3 cas d’ALBARRAN qui sont à ajouter à ceux que nous avons signalés dans la I° Partie de notre travail.
GALLANT” et SHOEMAKER® proposent d’extirper l’ureière non pas par l'incision de la néphrectomie prolongée, mais, dans un temps préliminaire, par la voie vaginale.
Donc, sauf dans quelques cas — exceptionnels du reste — où la néphro-urétérectomie totale est indiquée, le chirurgien se contentera d’extirper le plus possible de ce conduit dans la profondeur de la plaie, sans prolonger outre mesure l’incision pratiquée pour la néphrectomie. Rien ne l’empêchera d’imiter l'exemple de CARLIER qui cautérise la muqueuse de la partie supérieure de l’uretère sur plusieurs centimètres d'étendue; ou celui de MAYo qui injecte dans le moignon une solution d'acide phénique pur pour le stériliser.
Dans certains cas, la néphrectomie primitive étant contre-indiquée, le chirurgien se trouvera amené à extirper secondairement un rein tuberculeux, préalablement néphrostomisé (particulièrement dans les cas de pyonéphrose avec mauvais état général)”. Nous renvoyons au Traité d’ALBARRAN pour ce qui à trait à la technique de la néphrectomie secondaire, que notre Maître a pratiquée dans 6 cas (obs. IX, XI, AXXIIE, LIV, LVIT, LXIT). C’est une opération souvent difficile.
1 GaLLANT. Medical Record, 1908, n° 13, p. 529.