‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 145 sur 184 · BrotTmER. Thèse de Paris · texte numérisé non relu

BrotTmER. Thèse de Paris

3. Poussox. De l'avenir des néphrectomisés. XVIe Congrès internat. de Médecine, Budapest, 1909.

he Wirvsozz. Folia urologica, 4 NI, n° $, février 191, p. 909-516,

misés qui ont parfaitement résisté à des maladies infectieuses consécutives, légères il est vrai; quelques-uns ont eu cependant, à cette époque, un peu d’albuminurie passagère.

La question des traumatismes accidentels chez les néphrectomisés ne nous retiendra pas. Faisons reiarquer toutefois que les brûlures d’une certaine étendue peuvent avoir un retentissement fâcheux chez ces sujets, en raison de Fhyperémie intense qu'elle détermine dans le rein.

Les traumatismes chirurgicaux sont plus intéressants à étudier. « Il exsile, dit Pousson', un très orand nombre d'observations démontrant que les opéralions chirurgicales, même les plus grandes, peuvent être entreprises avec succès chez les malades ne possédant plus qu'un rein. » La plus grande prudence toutefois devra être observée en ce qui concerne l'emploi des antiseptiques et des anesthésiques.

A l'appui de son dire, Poussox cite 10 observations lirées de sa pratique personnelle où empruntées à d'autres chirurgiens qui n’entraînèrent qu'une seule fois la mort (amputation de la cuisse pour traumatisme grave).

Nous relevons entre autres 2 cas d’ovariotomie; un cas de néphrotomie gauche pratiquée 3 ans après une néphrectomie droite (CARLIER); une néphroperie droite exécutée par GI0RDANO un an après une néphrectomie gauche; lopérée en question accoucha dans la suite d’un enfant bien portant. Au cours de sa grossesse elle subit l’appendicectomie et fut lapa-

1. Pousson. Résistance des sujets néphrectomisés aux trausmatismes opéraloires et accidentels. Rec. Mém. urol.; Supplément aur Annales’ gén.-urin. juillet 1911.

rotomisée 3 ans plus tard pour péritonite tubercu-

leuse.

M. Axpré, de son côté, vient de pratiquer tout récemment avec succès — malgré une alerte chlo-

roformique qui avait prolongé la durée de l’anesthésie — une néphroperie chez une femme néphrectomisée 2 ans auparavant (obs. XLVIID. Le procédé capsulaire d'ALBARRAN, qui ménage le parenchyme rénal, est, dans ces circonstances, particulièrement recommandable”. |

En outre, notre Maître a eu l’occasion de faire avec un égal succès plusieurs opérations moins impor- lantes sous chloroforme : synovectomie et épididyimectomie (obs. XXIT); castration gauche et épididymectomie droite (obs. XXIID); castration (obs. XX VD); curettage utérin (obs. XLVIID.

Ces faits prouvent que les néphrectomisés peuvent fort bien résister aux infections et aux intoxications

ainsi qu'aux traumatismes opératoires.

L'étude que nous venons de consacrer aux suites éloignées de la néphrectomie a démontré que, tant que leur rein unique demeure sain, les opérés se trouvent à peu près dans les mêmes conditions que les sujets normaux.

Les chances d'infection tuberculeuse consécutive de ce rein sont à peine plus fréquentes que chez un individu en possession de deux reins indemnes. ISRAËL estime, en effet, que lorsqu'il se prend conséculivement à la néphrectomie, dans 11 p. 100 seule-

1 M. ANRé à pratiqué aussi une néphropexie chez une femme néphrectomisée pour pyonéphrose non tuberculeuse. Cette opérée a parfaitement guéri,

— ot EE

ment des cas, il s’agit d’une affection nouvelle; dans tous les autres, le rein restant serait déjà légèrement touché lors de l'intervention.

Nos observations personnelles confirment absolument cette opinion. Dans un seul cas de tuberculose du rein unique (obs. XII) il est permis d'affirmer d’une façon à peu près certaine, l'intégrité initiale de ce rein; les autres concernent tous des bacilloses presque sûrement birénales au moment de la néphrectomie.

Cette opération, lorsque l'atteinte est unilatérale, est la meilleure sauvegarde de l'organe congénère.

Contre-indications de la néphrectomie dans la tuberculos2 rénale

Etant donnés les résultats excellents que nous venons d’éludier, il n’est pas étonnant que la néphrectomie soit considérée par la presque unanimité des chirurgiens comme le traitement de choix de la tuberculose rénale unilatérale.

Les rapports présentés au I” Congrès international d'urologie (1908)° et les discussions qui les ont suivis . ont établi ce principe d’une façon définitive.

La néphrotomie n’est qu'une opération palliative, précieuse parfois dans les cas de pyonéphrose avec Mauvais état général; mais le malade ne pourra gué- 1ir définitivement que si une intervention secondaire le débarrasse de son rein tuberculeux.

Nous croyons inutile d'étudier en détails Ja ques-

Page 1