Rapports de Bnroncersma, CeccnerEeLLI, Guisy et Hérecco
ou
tion des indications et contre-indications de la néphrectomie, dont l'historique à été fort bien résumé dans la thèse de Géranp (loc. cit.) et à laquelle LanpreT* vient de consacrer son intéressante thèse. Nous croyons, en effet, que les faits que nous avons Tapportés au cours de notre travail, el en particulier les observations de M. Axpré, plaident suffisamment en sa faveur.
Bien que l'opération s'impose rarement avec des caractères d'urgence absolue (sauf en cas d'hémorragie grave), elle devra être précoce, le plus précoce possible; c’est le grand mérite d’ALBARRAN d'avoir l'un des premiers insisté sur ce point. « Diagnostic précoce, néphrectomie précoce, — c'est le mot actuel de la chirurgie rénale dans la tuberculose rénale. » Telle est la conclusion du rapport de HÉRESCO au Congrès de 1908.
Bien qu'on ait signalé de bons résultats dans des cas très avancés (DEsnos, LE Fur, etc.), il est évident que le chirurgien a tout avantage à intervenir avant que les lésions aient eu le temps d'évoluer dans le rein et surtout de s'étendre aux autres organes, notamment au second rein, ce qui rend l'opération le plus souvent impossible; au tissu périrénal, ce qui augmente ses difficultés; enfin à la vessie. Dans ce dernier cas, la guérison sera beaucoup plus lente et moins complète.
Au contraire, la lecture de nos observations montre
1 Lanbrer, Essai de classification clinique des tub. rénales au point de vue des indications el contre-indications de la néphrectomie. Thèse de Lyon . Thèse Lyon,
Sue) Ces
que lorsque l'opération a été pratiquée de bonne heure, non seulement la guérison a été parfaite, mais elle a été obtenue rapidement.
Ce ne sont donc pas les indications de la néphreciomie que nous énumérerons à la fin de ce travail : Mais plutôt les contre-indications de cette excellente intervention.
Ces contre-indications, outre celles qui sont communes à toutes les opérations, proviennent tout d’abord d’un état général particulièrement mauvais, sauf lorsque cet état est dû uniquement au rein ma- Jade”; puis d’autres localisations tuberculeuses, sauf lorsque ces dernières sont légères ou manifestement secondaires à la lésion rénale. Nous avons vu que le plus souvent les lésions pulmonaires et génitales ne contre-indiquent pas la néphrectomie, qu'elles s’améliorent même consécutivement.
Les signes précurseurs d’une méningite qui éclata effectivement quelques semaines après détournèrent dans un cas M. Anpré de pratiquer une opération sur le compte de laquelle on n'aurait pas manqué de mettre cette affection.
Les contre-indications de beaucoup les plus imporlantes proviennent de l’état du second rein, atteins de néphrite grave ou surtout de tuberculose.
Cependant une tuberculose légère du rein adelphe ne constitue pas une contre-indication absolue. Cette Opinion avait déjà été exprimée en 1900 par Pous- SON, et beaucoup d'auteurs, Rarin et IsRAËL notamment, l’admettent.
ROCHET* à publié tout récemment plusieurs cas
1. Dans ce dernier cas, on sera assez souvent obligé d'intervenir en deux temps : néphrostomie, puis néphrectomie secondaire. 2. Rocner. Lyon Chirurgical, 197 mai 1912.
d'opérations effectuées chez des tuberculeux atteints de bacillose birénale; plusieurs en ont retiré un bénéfice appréciable.
Parfois le chirurgien a le pénible devoir d’intervenir dans des cas franchement mauvais, lorsqu'il est avéré que l'opération est la seule planche de salut des malheureux malades (obs. LID. C’est alors qu'il se souviendra des paroles prononcées par FAURE au Congrès de chirurgie de Bruxelles : Le chirurgien est fait non pas « pour soigner sa statistique, mais pour soigner ses malades ».