A MES MAITRES DANS LES HOPITAUX
MM. les D's Bax, HuBert, PEUGNIEZ, MouLoxGuer, Hôtel-Dieu d'Amiens, 1894-1895. .
M. le Professeur DupLay.
M. ie P' agrégé Pierre DeLBer externat 1897.
M. le P' agrégé P. SéBiLeau externat 1898-1899.
M. le D' OErriNGer externat 1899-1900.
M. le Dr LanNprreux externat 1900-1904.
M. le D° Méxan», de Berck
M. le Pragrégé MAUCLAIRE internat 1901-1902.
M. le Pr agrégé MaRION |
M. le Professeur LE DENTU internat 1902-1903.
M. le P' agrégé MAYGRIER internat 1903-1904.
M. le P' agrégé BoNNAIRE internat 1904-1905.
M. le Professeur Bunin.
MM. les P's agrégés DEMELIN, BRINDEAU.
MM. les D'S Cazin, Moucuer, MAce.
M. le D' Dominic.
Le 28 avril 1905, dans.une communication à la Société Obstétricale de France sur l’'Hémoglobinométrie chnique, nous disions ceci:
« Au cours de notre internat à la maternité de Ia Charité, dans le service de M. Maygrier. et dès le début de notre année dans le service si actif de M. BoxxaIRE à Lariboisière, nous fûmes frappé par ce fait : des femmes arrivaient à l'hôpital pour hématorrhée ou en train. de faire un avortement, à cause d’un placenta prævia ou à terme avec un placenta retenu dans lutérus : toutes invariablement avaient perdu des litres ou des seaux de sang : leur état général semblait toujours mauvais, le pouls donnait des renseignements très variables et incertains; or, à la suite de l'intervention nécessaire, les unes se rétablissaient très vite. d’autres, au contraire, traînaient en dépit de tous les soins. N'y avait-il pas un moyen clinique permettant, dès l’arrivée de ces femmes à l'hôpital, de doser approximativement leur anémie, de se rendre compte de l'importance des hémorrhagies survenues en ville?»
C’est en effet la fréquence des hémorrhagres en obstétrique et surtout le pronostic sombre qu'elles com-
Lab:
portent souvent, qui nous conduisirent à chercher s'il n'existait pas un procédé simple et suffisamment exact qui, permit aux praticiens d'évaluer, de façon extemporanée, le taux de l'anémie des femmes observées. Nous avions à notre disposition la numération globulaire si en honneur depuis quelques années ; nous n'avons pas manqué de la faire dans toutes les prises de sang que nous avons pratiquées. Elles nous a été très précieuse, parce mu'elle nous a permis de contrôler la valeur de l’autre procédé de dosage du sang, dont nous nous servimes concurremment.
Mais si la numération globulaire est très importante et nécessaire en vue des recherches scientifiques, elle n'est pas indispensable en clinique, comme nous essaierons de le démontrer. Elle nécessite un laboratoire, un microscope, un hématimètre que l'on n'a pas souvent à sa disposition en pratique ; elle réclame de la part de l’expérimentateur beaucoup d'habileté et de conscience ;sinon, on voit quels résultats erronés peuvent engendrer des chiffres insuffisants ou exagérés de globules multipliés par 31.000 ou par 10.000 suivant l'appareil employé. |
C’est ce qui fait que, malgré la précision des hématimètres, mälgré la bonne foi et l'habitude des opérateurs, la numération globulaire reste une méthode très élégante, mais très délicate et d'une exactitude approximative.
Nous avons eu l'idée de rechercher si l'hémoglobine, tant délaissée par ces temps de formules hé-
Rio er
moleucocytaires, ne pouvait pas nous donner les renseignements désirés. Nous avons été tout de suite surpris de la simplicité du dosage de l'hémoglobine et de la rapidité avec laquelle on fait cette recherche. Pourquoi cette méthode n'était-elle pas plus répandue ? Etait-elle insuffisante ?:C'est ce que nous avons recherché d’abord en pratiquant une ‘longue série d'examens du sang, puis en consultant les auteurs. Notre collègue CARTON, (1) étudia dans sa thèse (1903), les « modifications du sang pendant l’accouchement et les suites de couches normales et pathologiques » au point de vue surtout des variations quantitatives el qualitatives des globules blancs. TI laissa de côté le gros chapitre des hémorrhagies et ne fit jamais un dosage d’hémoglobine. M. le Dr Macé (2) dans un article de l'Obstétrique (janvier 1904), déplorait la même lacune el appelait l'attention des accoucheurs sur l'importance du dosage de l’hémoglobine dans les anémies au point de vue spécial de l'interruption nossible de la grossesse. MM. BEzaxçon et LAB, (3) résumant un travail de M. Malassez, écrivent : « Les hématies, gräce à leur hémoglobine, sont des fixateurs, des condensateurs; des convoyeurs d'oxygène. Chez le globule rouge sans noyau, le travail de spécialisation a été poussé plus loin : ce n'est plus qu’un fragment protoplasmique de cellule hémoglobique sans substance nucléaire ; ce (1) Carrox, Thèse Paris 1903.
(2) Macé, Des indications de l'in‘erruplion de la grossesse tirées de
l'examen du sang dans les anémies.
(3) Bezanxçon et LABné, Traité d'hématologie.
n'est plus une cellule, toutes les fonctions dé la vie cellulaire semblent avoir disparu, sauf une seule, qui a pris alors un développement extrême, la jonction respiraloire. I en résulte que si le globule sans noyau a une vie individuelle, une vie organique moins active que le globule nucléé, il remplit ses fonctions sociales, il respire avec une intensité bien autrement grande, puisqu'il n'est pas une seule de ses molécules qui ne contienne de l’hémoglobine bref, l'adaptation à la fonctiôn est chez lui aussi parfaite que possible. »
M. le Professeur HAYEM, s'est appliqué dans son ouvrage : « Du sang et de ses variations anatomiques » à bien mettre en relief la valeur de l'hémoglobine dans l'examen du sang (1). « L'activité physiologique de lhémoglobine est trop connue pour qu'il soit utile de montrer tout l'intérêt qui se rattache au dosage de celte substance dans un volume déterminé dé sang. Le dosage de l'hémoglobine est un des points les plus importants de l'examen du sang : je le considère comme le complément indispensable de la numération des globules et de la détermination des altérations morphologiques de ces éléments.
« Au point de vue clinique le dosage de l'hémoglobine est plus précieux à lui seul que la numération des globules el les renseignements qu'il fournit sur la richesse globulaire vraie sont souvent d'une connaissance plus importante dans l'anémie que celle du nombre des hémalies. »
(4) Hayem, Du sang, p. 43-49.
L'hémoglobine, qu'on appelle communément matière colorante du sang, n’imprègne pas le stroma protoplasmique du globule rouge à la façon d’une substance tinctoriale: elle est formée elle-même de la combinaison d'une albuminoïde avec une matière colorante soluble et cristallisable.
L'hémoglobine contenue dans le globule diffère légérement quant aux réactions physiques et chimiques de l’hémoglobine obtenue par dissolution des globules et de l'hémoglobine obtenue par cristallisation (1).«L’hémoglobine n’est d’ailleurs pas identiquement la même chez tous les êtres vivants : il y a autant d'hémoglobines que d'espèces animales. Ces corps sont, toutefois, très voisins les uns des autres : le spectroscope ne suffit pas à les distinguer et seuls certains caractères tirés de l'étude cristallographique (forme, volume, eau d'interposition des cristaux), permettent d'établir ces différences. (Bezancon, Labbé). »
Sur l'origine même de l’hémoglobine, on ne sait rien de certain. AUBERTIN (l) reconnaît que « la for-
(4) Bezançon et Lagné, loc. cil., p. 239. ‘6 (2) Aurernix Les réactions sanguines dans les anémies graves. Th.
Paris 1905, p. 21.
the TER
mation de l'hémoglobine est encore entourée d’obscurité. Toutefois, il semble bien que cette substance se développe aux dépens d’un protoplasma basophile et non d'un protoplasma incolore ». On pense qu'elle vient de l’'hématogène nucléo-albuminoïde que l’on a découverte dans le jaune de l'œuf de poule, formée par l'union d'une albuminoïde et d'une nucléme ferrugineuse. Chez l'adulte, d'après ArTaus, les composés ferrugineux comparables à l'hématogène seraient four- : nis par l'alimentation et se transformeraient en hémoglobine.
Chaque jour normalement, des globules rouges se détruisent dans les organes hématopoiétiques qui sont en même temps hématolytiques : l'hémoglobine lorme alors en partie le pigment ocre qu'on retrouve dans les macrophages de la rate et des ganglions el en partie les pigments biliaires dans lesquels le fer n'entre que d'une façon infime.
C'est le loie et la rate qui semblent être les réservoirs du ler de l'hémoglobine détruite. Une certaine quantité de ce ler s'élimine par l'intestin.
On sait qu'à l'état normal tous les globules rouges ont à peu près le même volume. Le contenu des hématies en hémoglobine est à peu près proportionnel à leur volume. « Il ne faudrait pas croire cependant que celle valeur est d’une Fonstance parfaite» (Hayem). Cela lient aux variations normales du calibre des éléments d'un individu à l’autre : aussi cet auteur admetil que normalement les fluctuations normales de la
Une
valeur globulaire sont de 15 %. Même normalement il
peut y avoir anisochromie tenant à l'âge et à la qualité des globules, exagérée, cela se conçoit, par les étatpathologiques qui engendrent tout de suite une anisocytose marquée : les normocytes y dominent encore, mais des mégalocytes et surtout des microcytes apparaissent, les premiers souvent colorés, les derniers plutôt pâles: les mêmes états pathologiques déforment les globules et dissolvent l'hémoglobine dans le plasma sanguin, ne laissant plus persister du globule que le discoplasma incolore (achromacyte de Hayem, Schatibildung des Allemands).
Dans les anémies secondaires aux hémorragies si fréquentes en obstétrique, il y a donc trois facteurs qui expliquent la diminution du pouvoir respiratoire du sang : |
a) L'hypoglobulie, plus ou moins marquée:
b} L'anisocytose. Les microcytes sont toujours plus nombreux que les macrocytes.
c) L’anisochromie. Non seulement, il y a moins de globules, non seulement ces globules n'ont plus tous le volume normal (beaucoup sont plus petits), mais encore tous ces globules apparaissent, à l'état frais, peu colorés, pâles, réduits souvent à un anneau d'hémoglobine et, à l’état sec, par les réactifs ordinaires, ils se colorent faiblement.
On comprend donc l'intérêt qu'il y a pour le chicien à connaître cette quantité d'hémoglobine qui est l'élément noble du sang et qui n'est pas fatalement pa-
rallèle au nombre des globules rouges ; il est plus important de connaître la teneur du sang en hémo- globine, le globule rouge n'ayant de valeur qu'en rai- Fe son directe de l’hémoglobine qu'il contient. Nous avons rappelé à dessein au début de ce travail des phrases de M. Hayem dans lesquelles, en 1889, cet auteur soulignait Ia portée de l'hémoglobinométrie. Nous dirons ES: aussi avec lui qu'il ne faut pas abandonner quand C est Le ‘4 possible Ja numération globulaire dans les examens | ; ; < complets (sang frais et sang sec) qui est et restera une Hour de RARE très pee mais qui
microscope, ni béta nécessaires.
MS ei numération globulaire doit- elle, en pra
globine. Or, et on aie s'en rendre Se d’ ip
nos observations, non seulement RÉ permet de doser une anémie, mais elle permet encore
et cela a bien son intérêt pour le praticien, de cons- À later dans les cas d’anémies graves, par hémorrhagies répétées, la lenteur du processus de réparation . sanguine, en dépit de tous les traitements suivis. AUBERTIN (1) fait de l'augmentation progressive de. F l'hémoglobine un bon signe de rénovation du sang
« L'augmentation de l hémoglobine totale du sang es
constante et € continue, ditl, et au début, shit Ke que |
(4) AUBERTIN, Loc. cit., 37-45
l'augmentation du nombre des globules. Quant à la teneur en hémoglobime de chaque globule, à sa valeur globulaire, elle est de ce fait, pendant la première période, assez faible et même nettement abaissée: puis elle se relève et arrive à dépasser l'unité (Jolly) : et celte période coïncide justement avec l'époque où le diamètre globulaire est au-dessus de la normale : pendant cette période, les globules volumineux contiennent une grande quantité d'hémoglobine, 1l y a proportionnellement dans le sang plus d'hémoglobine que de globules. Pourquoi la réparation des globules rouges marche-t-elle si lentement alors que celle des blancs alteint si rapidement un taux exagéré ? C'est peut-être que l'élaboration de lhémoglobine exige un effort plus considérable, un temps plus long et des matériaux d'assimilation plus nombreux. »
Comment fait-on le dosage de l'hémoglobine ?
Il y a trois grandes méthodes dites méthodes de dosage directes. Ce sont :
a) La méthode chromométrique qui apprécie la coloration du sang, comparativement à celle d'un étalon.
b} La mélhode speclroscopique qui étudie le spectre d'absorption de l'hémoglobine.
c) La méthode ferrométrique qui dose le fer contenu dans le sang.
Les méthodes indirectes basées sur les relations qui existent entre la quantité d'hémoglobine et la densité du sang (méthode d'HammEerscHLaG), le volume du sédiment sanguin (hématocrites, méthode de Mar- CANO), le poids du résidu sec, manquent absolument d'exactitude et ne doivent pas être employées (Bezançon et Labbé).
D'après ces auteurs l'hémoglobine renferme environ 0,33 % de fer: dans le corps d'un homme de 65 kilog. il entre 3 grammes environ de fer. Chez le nouveauné à terme, la quantité de fer oscille autour de 0 gr. 45 pour 1.000 grammes de sang. (NICLOUX ET VAN VYvE.)
ER À ra
Pour doser le jer dans le sang on a recours aux méthodes de dosage colorimétrique qui n’expose qu'à des erreurs de 2 %. On produit la réaction colorée des sulfocyanates d'ammonium par les sels ferriques en milieu acide ; cette réaction est très sensible et révèle des traces de fer (méthode de Lapicour, méthode REICHERT), cette méthode est très précise parce qu elle recherche la proportion de fer dans le sang en rapport avec celle de l'hémoglobine totale. Elle n'est pas très clinique.
HÉNocqQuE a imaginé pour le dosage de l'hémoglobine une méthode basée sur l'étude des spectres d’absorption. On se sert pour faire cette recherche de deux instruments : le spectroscope et l'hémaloscope. Nous avons souvent employé cette méthode alors que nous étions l’externe de M. OErnnére; nous lui préférons la méthode colorimétrique, tout en reconnaissant qu'elle est clinique.
La spectrophotométrie est « basée sur l'étude de la quantité de lumière absorbée dans les diverses plages du spectre par les solutions de matière colorante et permet d'apprécier avec une grande exactitude, l'intensité des bandes d'absorption et par suite la quantité d'hémoglobine ».
On peut de plus calculer les quantités respectives d’oxyhémoglobine et d'hémoglobine réduites, contenues dans un mélange. C’est une méthode très délicate, purement de laboratoire.
La MÉTHODE COLORIMÉTRIQUE comprend un grand
PAS 7e
Dr de procédés : nous n'exposerons 1€1 que ceux de : Hayem, MaLassez et GOWERS. ;
Procédé du Projesseur Hayem. — L'appareil the pe consiste en une penis cellule verre
cellule est formée par deux anneaux Fe verre, de. même diamètre, à surface extérieure dépolie, collés côte à côte sur une lame de verre. Ils ont été usés au niveau des points tangents de facon à former deux petits réservoirs parfaitement semblablés, séparés Fun deF autre par une mince cloison. Chacun de ces petits. + réservoirs peut contenir un ten plus de 500 millimè k£ tres cubes d'eau. : AMOR Re
«Supposons que, après avoir r placé la lame de. ". verre portant ces deux cellules, sur une feuille de pa- f pier blane, on mette dans chaque cellule 500 reine tres cubes d'eau distillée, et qu'on ajoute, dans une. seule des. deux, 4 ou 5 millimètres cubes de sang: on obtiendra ainsi une solution dont la couleur, vue par eo lumière réfléchie, tranchera nettement sur Vétat Lu ie fe la Me se ae à
sang en Hate colorante.
« Les deux réservoirs étant remplis, run par une solutin, à litre connu, du sang à essayer, l'autre ë eau
(41) Haveu, loc. cit. p. 43.
Dame sr au-dessous de ce dernier en fait passer sue-
cessivement des rondelles de papier, convenablement | coloriées et de nue en Le foncées, 1} arrivera un mo-
x . ces liée ne une coloration Lake et équi- Ms . valente à celle de la coloration sanguine. Chacune des
Le ‘rondelles teintes coloriées utilisées représentant une
LP
Fe - solution de sang titrée, dès qu'on a trouvé la rondelle
“qui correspond le mieux au mélange sanguin, le dosage de l'hémoglobine est opéré. ‘ Dans l'échelle, dressée pour F emploi de la cuvette de les teintes ont les valeurs suivantes : :
Teinte n° 1, 8.866.000 globules sains.
Teinte n° 2, 9.973.000 globules sains.
Teinte n° 3, 11.081.000 globules sains.
Teinte n° 4, 12.189.000 globules sains.
. Teinte n° 5, 13.297.000 globules sains.
Ces chiffres signifient que toute solution sanguine,
| correspondant à la teinte n° 1, contient une quantité
d'hémoglobine égale à celle qui est fournie par 8.866.000 globules sains et ainsi de suite pour chaque teinte.
| « Il faut se placer de préférence dans une cham-
tr bre éclairée par une seule fenêtre tournée au nord de
, préférence. Quand on fait le dosage d’un sang sain, on
je peut prendre de deux à trois millimètres cubes de
sang. Dans les cas pathologiques, il faut nécessaire-
ment employer d'autant plus de sang que l'anémie esi
solument concordante, on apprécie facilement, avec | un peu d'habitude, la valeur d'une demi-teinte. L’ ’opération est alors terminée. Elle indique, exprimée He ce sains, la richesse globulaire du sang EXa- miné. - Prenons un He SUPPOsone qui on ait pro
faite avec 12.189.000 globules sains, la richesse ne £ bulaire sera, par millimètre cube, six LE moindre ou 2.051.000. | MX « Si dans l'exemple précédent, la numération a . fourni le chiffre de 3.774.000 globules, le pouvoir. co-. Me olant exprimé en globules sains, étant de 2.031.333, la valeur d'un globule du sang examiné sera donc ce à - présentée en moyenne par :
2.031.333 | 3.774.000 F | Le procédé des teintes RQ PA est suffisamment exact et sensible pour répondre aux besoins de la W clinique et même aux exigences plus grandes de cerlaines recherches physiologiques. Il présente l'incon-
vénient, commun à toutes les méthodes chromomé- Fra
triques, d'exiger pour être exact, un éclairage toujours
identique. » " Nous n'avons ais, employé le procédé | au M. HAYEM mais devions le faire figurer dans ce travail. # Il a l'avantage, quand il est fait concurremment avec la | numération globulaire, de donner tout de suite la valeur globulaire qui peut être intéressante à connai ire dans certains cas. | dr
= pronue de TN — Ce procédé consisté à
comparer à un étalon en verre coloré une dilution
du sang à examiner. TL hémochromomètre de Malas- ..Sez comprend un écran métallique sur lequel se trouve l'échelle colorimétrique allant de 5 à 25, devant la- quelle peut se déplacer une aiguille. Par un tube à vision directe placé au-devant de cet écran, on voit pener à] “Ja fois Fa de coloré et la cuve es bo dans la-
| pet miroir. HAN EME ET DES | Dans la cuve on met la dilution du sang soit au 100 s'il est normal, au 200 s'il est très riche où au : : 50° s’il est très pauvre. On aspire pour cela le sang 8 obtenu par piqûre d'un doigt j jusqu’ à la division 1, ou à la division 2, ou à la division 1/2 du mélangeur Malassez. Il suffit ensuite d’aspirer aussitôt dans cette ‘rhême pipette jusqu'à la division 100 de l'eau distillée et de retourner plusieurs lois sur elle-même la pipette dun on bouche les extrémités avec deux doigts pour faire le mélange dans l’'ampoule qu'elle présente. On Ja vide dans la cuve où l’on agite un peu la dilu-
tion. NEA
A l’aide d'une crémaillère on fait monter la cuve à la rencontre d'un cylindre métallique creux, terminé k en bas par une lame de verre, cylindre qui s'enfonce ÿ plus ou moins dans la cuve, diminuant plus ou moins ni l'épaisseur de la dilution sanguine. Quand en regar-
CE sa
Fa Bed |
gardant par le tube à vision directe on aune égalité À des teintes fournies par l'image de l'étalon et rie l'image de la solution, il suffit de lire sur l'échelle : la crémaillère qui fait monter la cuve, mobilise en © même temps l'aiguille qui indique, quand il y a égale de 2 de teintes, la quantité d'hémoglobine contenue dans % 100 parties de sang, si la dilution-est au 100°. Si la É M: dilution est au 200°, on double le chiffre trouvé : 14 FLE elle est au 50°, il faut le diviser par 2. $ | La moyenne en hémoglobine du sang normal est de 14,5 avec cet appareil. L'hémochromomètre d Malassez est un instrument très précis, mais d'un manie ment délicat ; il faut en avoir une grande habitude & pour être sûr de bien s’en servir, sinon on obtient des. | résultats très erronés. Nous avons fait plusieurs fois l'expérience très simple qui consiste à le mettre entre | les mains de plusieurs personnes non prévenues et AG leur demander leur avis sur la même dilution : nous | avons eu chaque fois des résultats très différents. IH a de plus l'inconvénient pour de ue de D coûter très cher, ce qui fait qu'en dépit des services qu 11 peut rendre en clinique il reste malgré tout un appareil réservé aux laboratoires privilégiés, PÉREReS de forts crédits. ‘4 RTE £ Aussi après avoir employé constamment le Mas ve sez et le Gowers, nous n’hésitons pas. à prélérer 1e second au premier. Comme on pourra en juger d’après nos résultats, les deux appareils ont loujours a fourni des renseignements semblables : le Gowers |
à comporte une technique très-simple ; dès la seconde ois qu'on l'emploie, pour une même femme, celle-ci dit elle- -même {rès nettement et avec raison Si son: ": sang est « plus où moins ce ns LE:
Procédé de GowErs. — eme bite de Gowers se compose : 1° d’un tube étalon Ier contenant une solution colorée.
2 D'un tube éprouvette gradué dans léquel on fait de une dilution sanguine.
8° D'une pipette portant un trait d’affleurement.
On commence par verser an gouttes d'eau idée dans le tube éprouvette gradué. On pique un doigt de la personne dont on veut examiner 3e sang, de préférence. sur la face dorsale près de
l'ongle, on essuie la: première goutte el on aspire ensuite le sang dans la pipette jusqu'au trait d'affleure- A ment ; on essuie vite sur l'extérieur de la ‘pipette
le sang qui peut sy trouver et on la vide rapidement dans l'éprouvette graduée qu'on agile pour faire la solution. Le tube élalon et le tube éprouvette
sont placés à côté l'un de l'autré sur un pelit support en liège. On ajoute de l’eau distillée au mélange jusqu à ce que l’on ait l'égalité de teintes que l'on cons-
tate en regardant les deux tubes tenus verticalement
= devant un mur blanc ou une feuille de papier ou un
écran de verre dépoli.
de à suffit de lire sur le tube éprouvette la hauteur à 3 es s'élève le mélange : l'éprouvelte est graduée | dé façon à ce que le chiffre ainsi obtenu donne la
Lipere
Le
CFA
po Le er.
; 6 ht à
Et rt
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sx proportion d'hémoglobine contenue dans le sang EXA-
miné. - à Cette proportion Le MIRE en considérant que À le sang normal contient 100 p. 100 d'hémogieline- |. Vel Cette méthode donne une approximation de 5 %. SALHI a complété cel instrument en y ajoutant un | écran de verré dépoli au devant duquel on les deux tubes encadrés dans un support d'ébonite ; de plus il facilite la comparaison en diluant le sang | dans de l’eau acidulée par de l'acide chlorhydrique (à 1 p. 200) ce qui transforme l'oxyhémoglobine en hématine et permet d’ obtenir plus sûrement la même Lie couleur dans le sang et dans l'étalon. à . dE Nous inspirant des modifications apportées par M. Ma- 2 lassez à son hémochromomèlre {remplacement d'une S
solution colorée par une lentille de verre coloré), nous modifions dans le même sens actuellement l'hémoglobi- QE
nomètre de Gowers pour éviter le changement de. leinte “ possible à la longue quand la solution étalon est ancienne. | Barp et Marcer ont fait une série de recherches " d'hémoglobine avec trois procédés différents : hémo- a { globinomètre de SaLni, ‘hématospectroscopa de Hé-. F NGCQUE, lerromètre de Jorres. Pour le sang normal ne. ils ont obtenu des résultats à peu près identiques. Les résultats ont varié pour le sang pathologique, ces qui lient, d’après eux, aux variations de qualité de l’hémoglobine. En effet, l'hémoglobine, suivant
CHRISTIAN, Bonr et Barp, peut exister : dans le. soit à l'état d’hémoglobine jeune, soit à ï
se l'état d'hémoglobine adulte : elles contiennent la même proportion de fer mais la seconde est plus colorante que la première. La proportion de fer étant en rapport avec la quantité d'hémoglobine totale, l'intensité de la coloration étant surtout en rapport avec l’hémoglobine adulte, la méthode ferremétrique donnerait des chiffres plus forts que la méthode chro-
1 mométrique.
Après les hémorragies, quand le sang est en réno- | vation,. l'hémoglobine jeune peu colorante serait as- sez abondante et ceci serait peut-être une raison qui
12 diminuerait un peu l'importance du défaut de paral-
lélisme en pareil cas entre la courbe d'hémoglobine et la courbe de globules. Cela explhiquerait aussi, comme nous l’avons toujours constaté, la lenteur avec laquelle remonte cette courbe d'hémoglobine.
Ces différences entre les méthodes n'ont pas un gros intérêt pratique pour le clinicien.
Le tube d'Essacn, dont l'emploi est si répandu, n'a jamais passé pour être un instrument d'une précision parfaite : les renseignements qu'il fournit n’en ont pas moins le plus gros intérêt quant au dosage
clinique de l’albumine.
Quand la même personne emploie toujours: le même appareil pour les mêmes recherches, elle ob-
tient avec la même approximation des résultats très satisfaisants en pratique pour le but poursuivi et irès comparables. Qu'importent donc les différences
constatées entre les méthodes de dosage de l'hémoà à
globine? La méthode colorimétrique est la plus sim- : ple, la plus clinique, aussi est-elle de ge la plus pratiquée. # “à
La quantité d'hémoglobine aa sang n'est pas expri- a mée de la même facon par les auteurs, mais cela n'intéresse guère le clinicien.
Marassez et HÉNOCQUE expriment en poids la quantité d’hémoglobine contenue dans 100 parties de sang : à l’état normal elle serait de 14 p. 100. Se
D'autres (FLeiséac, GowEes) expriment la quantité d'hémoglobine contenue dans un sang donné par rapport à la quantité que contient le sang normal. La proportion normale prise pour unité étant donnée par le rapport 106 p. 100, on évalue la quantité Le.
trouvée suivant un rapport centésimal, 50 %, 80%, 110 % par exemple. ST. ; 1
M. Haye exprime la quantité d'hémoglobine par
le HR de globules rouges Ryan Rires
miné.
La proportion d'hémoglobine du sang normal est . représentée par le chiffre R=—5.000.000.
On peut facilement comparer les chiffres obtenus par des méthodes différentes et les transiormer si cela est nécessaire.
Nous avons pratiqué ee rate sang dans
de nombreux cas variés d'obstétrique.
Le sang, on le sait, peut être modifié
série de. facteurs qui s'associent souvent en dclnique. Les anémies sont toujours dues à un mécanisme complexe.
Au premier plan nous mettrons la cause la plus fréquente pour les accoucheurs, l'hémorragie unique ou à répétition qui soustrait à l'organisme une masse sanguine plus ou moins Îorte.
La dilution hématique joue un certain rôle à la suite des grandes injeclions de sérum par exemple, ou dans les néphrites chroniques.
Les infections et les intoxications produisent toujours une fragilité spéciale des globules rouges qui se révèle par une destruction abondante.
Il y a longtemps que MaraGLraNo a démerntré l’augmentetion du pouvoir globulicide du sérum des cancéreux, des pneumoniques, des tuberculeux, des typhiques, des érysipélateux.
Il en est à coup sûr de même du sérum des femmes qui font de l'infection puerpérale.
Les sécrétions microbiennes ont un pouvoir hémo- Ivsant très net qui se traduit par une déglobulisation rapide en rapport avec la toxi-mfection.
Les déperditions d’albumine et de sels sont aussi un facteur d’anémie. Enfin il en est de même de l'agénésie hématique ou défaut de régénération du sang par Imsuffisance des centres hématopoiétiques et de la nutrition qu'on chserve toujours dès que l'organisme est sérieusement touché : ces organes làchent dans le torrent circulatoire des globules nu-
= pa Ce \ ; L cléés qui ne sont pas arrivés à leur complet déve-loppement; ils ne reçoivent pas assez d'albumines, de matières minérales et de fer pour fabriquer rapidement des globules. | | Ce sont ces différentes causes, associées de facon
complexe, qui expliquent les perturbations sanguimes
el les troubles de l’hématopoièse et justifient en cli- à nique, même en dehors des cas! d'hémerragie, l'exa-
men du sang. AUX |
Dans toutes nos prises nous avons jait les numé-
rations globulaires et le dosage de l'hémoglobine.
Nous avons même à chaque examen prélevé trois
lames de sang sec qui nous serviront pour un tra-
vail ultérieur. : | Disons tout de suile, nous y reviendrons plus tard,
que toutes ces prises constituent un précieux argument en faveur du dosage de l'hémoglobine. Elles
démontrent qu'en pratique, le clinicien peut se contenter de ce dosage. De plus, nous avons toujours dosé l’hémoglobine avec l'hémochromomètre de MAC
LAssez ct avec l'hémoglobinomètre de Gowers. ses résultats fournis par les deux instruments ont tous al
jours été parallèles.
Or il ne faudrait pas reprocher aux mélhodes co. lorimétriques d'être incomplètes ou inexactes ; Ja nu? mération globulaire en dépit des apparences est loin
d'être une méthode précise ; il faut une grande habi- si tude de faire des numérations pour êlre à peu près | sûr de ne pas se tromper : il faut en plus d'un bon
Qi