‹ Valeur du Langage Symbolique Normal et PathologiqueChapitre 9 sur 45 · RAS · texte numérisé non relu

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associatifs sont déterminés à l’origine par une sensation. Otez la sensation, même les états de conscience DE cr: Condillac n’eût pas mieux dit.

L'esprit, avec rien, ne peut rien faire. « Il est très rare, écrit Granger (Psychology London, 1891, p. 88), que l'esprit soit entièrement enseveli en lui-même et que de nouvelles combinaisons aient lieu entre les éléments mentaux en dehors des influences extérieures. » Le |

L'habitude de la méditation pourrait selon lui restreindre l’action des influences extérieures, mais elle ne peut l’annuler. Et c'est pourquoi la « pure pensée » serait une chimère.

La loi de l’Inertie mentale ne répond-elle pas à une réalité? e

b) La loi du moindre effort. — La forme supérieure du travail mental, c’est l'attention, que Ribot appelle « volontaire »; elle nécessite un véritable travail de sélection, qui suppose lui-même de nombreux termes d’abstraction.

« La grande majorité des gens civilisés, dit Ribot, s’est

adaptée d’une manière sullisanté aux exigences de la vie.

sociale. Ils sont capables à quelque degré d'attention volontaire. Mais bien petit est le nombre de ceux dont parle Spencer, pour qui elle est un besoin; bien rares sont ceux qui pratiquent le « stantem opportet mor ». (Ribot, Psychologie de l’Attention.)

Evitons une confusion : il s’agit ici du travail original d'élaboration, et non de « l’exercice »; inutile d'insister sur l'ardeur que nous apportons à faire passer tout labeur dans le domaine des choses de l’automatisme. /

Sous bénélice d'inventaire, cette seconde loi est acceptable. La précession historique de l’empirisme sur l’expérience est là pour la confirmer. +

Quoi d'étonnant, pour Ferrero, à cé que, partisan du moindre ellort, l'homme primitif ait commencé par rechercher les associations les plus simples? Telle la comparaison à deux

termes? Et le second fut promu à la dignité de symbole du premier.

Explication ingénieuse et vraisemblable, mais qui néglige simplement la nature même du processus associatif et la signification propre du Symbole, L'auteur en a conscience et se montre, pour le moins désabusé quand il nous dit : « la question de la signification des symboles est insoluble parce qu'elle est une question à laquelle il n’y a pas de réponse. »

Il ajoute heureusement : « ce qu'il faut tâcher de découvrir, C'est la genèse et la transformation des symboles, ce sont ces lois qui règlent tout le champ presque inconnu de la vie mentale de l'humanité... C’est l'inconscient qui lemporte sur la volonté dans la genèse de cette merveilleuse et mystérieuse famille de symboles qui peuplent tous les coins de la vie sociale de l’homme, de toute cette légion de sphinx que nous trouvons à chaque pas sur notre route et dont nous essaierons de découvrir le secret. »

L'existence d’une pensée inconsciente est connue, mais elle n'est pas utilisée. Ù

Il était réservé à Freud et son école de tirer de sa connaissances les riches conclusions qui y sont en puissance, et ceci orâce à la rigoureuse application d’un principe bien ancien et trop oublié : la notion du Déterminisme mental.

En conséquence, pour les psychanalystes, le symbole est ” explicable parce qu'il signifie forcément quelque chose. La difficulté est dans la recherche de l’élément symbolisé, mais elle n’est pas insurmontable.

L'étude du Rêve, qui nous réserve encore bien des surprises, amène le maître de Vienne à considérer le processus symbolique comme un travail spécial de défiquration, cette défiguration constituant le but précis d’une activité spécifique.

Mais ce travail n’est pas simple, ses procédés sont irrationnels, ils sont aux antipodes de la logique formelle et peuvent, en dernière analyse, se réduire à deux :

a) la condensation; b) le déplacement.

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