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a) La condensation. — Elle est à l'association pure ce que la combinaison chimique est au mélange. La condensation groupera donc des éléments affectifs d’inégale importance.
b) Le déplacement. — Un élément affectif est mis en lumière, les autres retombent dans l'ombre.
Le déplacement ne peut donc, ainsi compris, se produire qu'au sein d’une condensation.
Ainsi, dans la pensée Freudienne, le symbole prend-il surtout la valeur d’une condensation, et sa première fonction est-elle de synthèse. « Fonction fondamentale, souligne Baudouin (Etudes de Psychanalyse, p. 55; Delachaux et Niestlé- Neufchatel) et dont la psychologie a déjà bien marqué l’importance dans toutes les démarches de l'esprit.
Pour le Docteur Bjerre (V. Baudouin), qui veut compléter la Psychanalyse par une Psychosynthèse, « le travail qui se manifeste dans le symbole est le pendant psychologique de celui que représentent dans l'organisme l'assimilation et le métabolisme. C’est un autre aspect de cet acte continuel et fondamental qui est la synthèse vivante. »
Résumons : Ferrero nous montre l'esprit, naturellement paresseux, employant sur une grande échelle le mode symbolique parce que c'est une « expression toute faite ».
Freud et ses élèves induisent de l'analyse des grandes lois qui président à la fonction du symbole.
Ferrero nous explique donc pourquoi, et c'est Freud qui nous dit comment.
Mais une question reste pendante : quelle est la nature du symbole, peut-on connaître sa valeur?
Or, si les symboles sont innombrables et les éléments symbolisés peu nombreux, il en découle que le symbole n’est pas toujours identique à lui-même, tant s’en faut. Dans les cadres de la condensation et du déplacement les jeux de l'esprit sont multiples et parfois saugrenus
Matière difficile à classifier s’il en fut, les diverses tentatives faites à cet ellet en sont la preuve éloquente.
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Élargissons pour les besoins de la cause la conception freudienne limitée aux seuls symboles fixes qui correspondent aux tendances profondes de l'inconscient primitif. Etendonsla aux symboles mobiles du subconscient et suivons impartialement Ferrero dans son essai de classification
Au mépris apparent de toute logique, prenant successivement comme caractère distinctif les attributs les plus dissemblables et les plus inégaux, le philosophe italien, faute de fil conducteur, distingue cinq variétés de symboles.
1° émotils;
2° intellectuels; 3° de réduction; 4° mystiques;
de survivance.
Passons sur sa fâcheuse imprécision terminologique; passons aussi sur le sophisme que réalise distinction entre symbole émotif et symbole intellectuel; le jeu en vaut la chandelle, les matériaux sont en désordre mais ils sont de bonne qualité.
1° Les SYMBOLES ÉMorirs. — Ils ont pour rôle initial de réveiller des émotions. Rapport d'association très simple que celui qui règle l'influence du trophée primitif, de l’Emblème.
L'influence du vêtement, l’habit qui fait le moine, le prestige de l'uniforme, sont du même bord.
2° SYMBOLES INTELLECTUELS. — Ils s’opposeraient aux premiers et réalisent un non-sens aux yeux de l’analyse moderne. Ils évoqueraient surtout des images et des idées. L'auteur ne reconnaissait-il pourtant pas à l’origine de toute image, de toute idée, une sensation indispensable ?
Quoi qu'il en soit il décrit sous cette rubrique plusieurs variétés très importantes
a) Le symbole mnémonique : nœud au mouchoir, par exemple;
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