‹ Valeur et sensibilité comparées de la réaction de floculation à la résorcine et de la vitesse de sédimentation globale dans quelques aspects de rhumatismes chroniquesChapitre 11 sur 21 · OBSERVATIONS PERSONNELLES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS PERSONNELLES

Notre étude a porté sur 86 cas de rhumatisme chronique dont certains ont pu être suivis plusieurs années à la consultation de Rhumatologie du Centre Créno-Climatologique de l’Assistance Publique à Paris. ;

Ils se répartissent de la façon suivante :

— Mono ou polyarthrite chronique inflam-

11 T0 0 te ANS NE REC En RNA RONA NE SR 36 cas — Spondylose rhizomélique ............. 11 cas MA TTREOSeS SR TS ET te lue 14 cas = DINCES TRE RAT AREA. CAE PE 25 cas

(Algies frustes, décalcifications, rhumatismes psoriasiques, séquelles de maladie de Bouillaud, rhumatismes pseudo- infectieux).

Chez ces malades, au début du moins, au cours ou à la fin de la maladie chaque fois que cela a été possible, ont été pratiquées 272 réactions « d’évolution » soit : 131 réactions de floculation à la résorcine et 141 déterminations de la vitesse de sédimentation.

Les résultats obtenus sont rassemblés dans le tableau ci-après :

POLYARTHRITE CHRONIQUE ÉVOLUTIVE

EU | LRU

ue

SPONDYLOSE RHIZOMÉLIQUE

ARTHROSES

Les deux réactions au début des affections rhumatismales

Etude statistique

La meilleure facon de comparer ces résultats très divers nous a semblé être d’en calculer les moyennes arithmétiques par types d’affections. Lorsque nous avons pu suivre les malades un certain temps et: effectuer, à intervalles suffisants, plusieurs réactions par sujet, nous avons été conduits à calculer nos moyennes sur les premiers chiffres obtenus, en général lors de la première consultation.

Nous avions pensé primitivement considérer comme chiffre le plus intéressant, celui correspondant à la poussée la plus importante cliniquement enregistrée et qui, dans bien des cas, n’est évidemment pas la première pour laquelle le malade consulte ; mais nous avons reculé devant l’imprécision ou l’arbitraire d’une telle donnée, et préféré mettre en évidence des valeurs parfois moins démonstratives mais plus sûres, donnant une marge de sécurité ADS tante pour le diagnostic.

Pour la même raison, nous avons réuni dans nos moyennes les cas frustes avec les formes plus évolu-

eV

ives, nous réservant de faire ressortir les éléments.

intéressants plus parteuhers à chaque malade dans un chapitre ultérieur.

Nous arrivons ainsi aux valeurs moyennes sui-

“vantes :

| NTCPAS.G:

— Mono ou polÿarthrites chroniques MOI ENES ANS. A AU RIT ORNE LA 21,1 33,5 — Spondylose rhizomélique .......... 22,8 31,1 EVA SES NE LR, MR er L CALE PA DR 4,5 8,6 AAMENVOrS NS MNT I SAT ET De ie Re WP PUTETI NALE

Les deux premières affections à caractère nettement évolutif nous conduisent donc à des moyennes ‘supérieures aux maxima généralement admises comme normales, de 6,1 et 7,8 (soit 41 % et 52 %) pour l'indice de Vernes Résorcine ; 23,5 et 21,1 {c’est-à-dire 235 %, et 211 %) pour la vitesse de sédimentation globulaire.

Et ces moyennes sont encore plus éloignées de celles que nous trouvons pour les arthroses, puisqu'elles -<n diffèrent en valeur absolue de 16.,6'et 18,3 dans le: V.R. ; 24,9 et 225 dans la S.G.

1e marges sont importantes, le caractère inflammtoire donc mis en évidence de façon nette et la dif-

férenciation diagnostique démonstrative entre les

affections rhumatismales chroniques à type évolutif, et celles à type dégénératif. Si l’on compare maintenant arthrite chronique évolutive et spondylose, il semble que, dans l’un et l’autre cas, la sensibilité des

deux réactions soit du même ordre.

de

Quant aux rhumatismes que nous avons été amenés à classer sous la rubrique de « Divers », ils sont bien disparates pour que nous puissions tirer quelques conclusions diagnostiques des valeurs des réactions d’évolution qui leur correspondent.

Certains d’entre eux font suite à des affections aussi évolutives que la maladie de Bouillaud ; d’autres sans pouvoir être rattachés à une cause infectieuse certaine, présentent cependant une note « pseudo-infectieuse ». On ne serait donc pas étonné de trouver* chez ces deux types des chiffres ayant tendance à être supérieurs à la normale.

Ce pourrait être le cas également dans les ostéopathies hypocalciques dues souvent aux restrictions . alimentaires de ces dernières années, comme ont pu le penser COSTE, GAUCHER et Mile TIxIER pour la sédimentation globulaire.

Or, la moyenne des valeurs Deus pour l'indice de Vernes résorcine dans cette classe de « Divers » est cependant normale.

Seule la sédimentation globulaire nous apparaît comme un peu élevée, tout en n’atteignant pas, d’ailleurs, les moyennes observées dans arthrites chroniques et spondyloses.

C'est cette notion de Bo bie de divergences entre les renseignements donnés par les deux types de réactions pour les mêmes affections, que nous retiendrons seulement dans ce cas de rhumatismes d'origines diverses ; nous y reviendrons ultérieurement. Ceci nous amène à envisager de plus près la

même comparaison de sensibilité entre réaction de:

RM A CHDENTT ;

floculation et vitesse de sédimentation dans les maladies plus individualisées que nous avons étudiéés au début.

Et c’est dans le même sens, à l’avantage de la viiesse de S.G. que nous retrouvons les différences puisque, cômme nous l’avons vu, la moyenne des déterminations des vitesses de sédimentation est dans: les cas rapportés :.

— de 235 % supérieure à la valeur maxima nor- . male dans la Polyarthrite chronique évolutive ;

— de 211 % supérieure à la valeur maxima normale pour la Spondylose rhizomélique ;

alors que, pour les mêmes cas, la réaction de floculation ne donne de résultats supérieurs à la maxima normale que de :

— Ai % pour la Polyarthrite chronique évolutive ;

— 52 % pour la Spondylose rhizomélique.

En résumé, la comparaison entre les valeurs moyennes obtenues par réaction pour chaque type d'affection nous conduit à retrouver ou à envisager :

1°) Une élévation très nette dans les types inflammatoires, avec, dans chaque réaction, des valeurs assez voisines pour la Polyarthrite chronique et pour la Spondylose rhizomélique ;

2°) Des chiffres normaux dans les arthroses (et même nettement inférieurs ici aux limites de la normale) ;

3°) Des valeurs peu élevées dans l’ensemble des Rhumatismes « divers », mais à discuter dans chaque

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