‹ Valeur et sensibilité comparées de la réaction de floculation à la résorcine et de la vitesse de sédimentation globale dans quelques aspects de rhumatismes chroniquesChapitre 19 sur 21 · SR NU · texte numérisé non relu

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inflammatoires est naturellement dans le même sens pour nos chiffres que chez les auteurs cités. Mais chez eux la sédimentation globulaire se détache moins nettement comme la plus sensible des deux réactions, au début des poussées rhumatismales. L’indice de floculation a même souvent une légère avance.

Notre point de vue est pendant en accord avec les résultats de CosTE, avec l'opinion récente de Fo- RESTIER et CERTONCINY, appuyée sur une très grande expérience et qu ils expriment ainsi :

« C’est la sédimentation globulaïre qui — au début « des polyarthrites — offre le plus grand intérêt ; « c’est elle qui, la première, donne des chiffres anor- . 4 maux, la « résorcine » ne s’élevant que plus tardi- « vement et plus lentement ». Au cours mêmes des affections rhumatismales chroniques, nous avons, comme les deux auteurs précités, trouvé des valeurs successives du même ordre pour les deux réactions. Elles présentent donc alors un intérêt sensiblement analogue. Mais, au décours des mêmes affections, ces auteurs considèrent que l’indice de floculation présente une chute en général plus lente que la vitesse de sédimentation. Nous avons, au contraire, pour notre part, dans les cas rapportés, constaté souvent une descente finale de la courbe de floculation précédant celle de la sédimentation globulaire. Ceci représenterait un intérêt considérable pour prévoir la fin prochaine d’une poussée si l’expérience ultérieure continuait à le vérifier. |

Et c’est seulement le retour à la normale de la sédi-

mentation qui signerait le terme lui-même de læ

poussée évolutive.

Dans le cas particulier de la spondylose rhizomé-

lique, nous avons, comme les deux auteurs précé-

dents, retrouvé en effet certains cas d'évolution plus lente dans lesquels les deux réactions donnent des. chiffres pratiquement normaux. Mais ceci étant noté, la moyenne des premières valeurs trouvées est suffi-

samment supérieure à la normale, aussi bien chez les

différents auteurs cités que d’après nos chiffres, pour

que les réactions d’évolution gardent ici leur intérêt dans la majorité des cas.

Les divergences entre les résultats des deux réactions

Interprétation — Pratique

Une dernière question sur laquelle quelques publications ont attiré spécialement l’attention est celle des divergences constatées parfois entre les résultats isolés des deux réactions au même moment chez un malade donné. Nous avons nous-mêmes plusieurs exemples de ces divergences (cf. tableaux p. 20 et 21); mais si nous examinons les résultats, non plus isolément à tel moment de la maladie, mais à côté de ceux obtenus depuis la première poussée jusqu’à l'amélioration définitive —— comme nous l’avons fait sur les dix malades plus particulièrement suivis — alors bien des divergences apparaissent-elles comme temporaires, s’expliquent-elles, comme nous avons essayé de le montrer, par l’inégale sensibilité des deux réactions à certaines périodes des affections, et permettent-elles même, au contraire, de situer la phase dans laquelle on se trouve, de guider ainsi la thérapeutique, de prévoir, puis d'affirmer la guérison, au moins de la poussée traitée.

Le Clinicien aura donc le plus grand profit à abandonner les réactions faites isolément à une phase quelconque de la maladie, pour les remplacer par une gamme où des divergences temporaires pourront s’éclairer à la lumière des chiffres voisins. Mais en pratique, il faut, sans attendre, pouvoir adopter une ligne de conduite en présence de résultats encore isolés et divergents.

Les observations rapportées nous amènent, à ce sujet, aux conclusions suivantes :

Au début d’une poussée évolutive avec indice de floculation encore bas et vitesse de sédimentation élevée, baser un diagnostic d'affection inflammatoire sur la valeur de cette sédimentation globulaire.

En cours d’évolution, une divergence de même ordre devra être encore interprétée en fonction de la valeur de la S. G. qui pourra correspondre plus précocement que la floculation à une rechute. Une diver-

gence en sens inverse annoncerait la fin de cette nou-

velle poussée, et la S. G. aurait donc encore la signification la plus importante. | | Après le traitement, un chiffre bas de floculation avec une valeur de sédimentation encore supérieure à la normale permettra seulement de prévoir la proxi-

mité du terme de la crise, celui-ci pouvant être affir-

mé que lorsque la S. G. sera réndue normale. En somme, la floculation à la résorcine se révèle comme plus « lourde » que la vitesse de sédimentation globulaire. Elle suit moins rapidement les modifications de l’état du malade, puis retombe alors que Pévolution n’est pas encore absolument terminée.

Lorsqu'il y a divergence et que le petit nombre de réactions pratiquées ne permet pas de déductions diagnostiques ou pronostiques plus larges, c’est donc la valeur de la sédimentation, plus sensible, qui doit être prise en considération par le praticien.

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