‹ Valeur Pratique du Sondage Duodénal dans les IctèresChapitre 3 sur 18 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Dès 1889, Boas parvenait déjà à extraire par tubage gastrique du suc duodénal reflué dans l'estomac par régurgitation; Volhardt, appliquant à l’homme les données tirées des expériences pratiquées sur le chien, par Boldireff, élève de Paulow, arrivait un peu plus tard,

en 1907 au même résultat, en faisant parvenir dans l’es-

tomac par tubage, le malade étant à jeun, 200 cmc.

d’huile d’olive. Si le tubage du duodenum fut réalisé

d’abord par Hemmeter, en 1897, puis par Kühn, en 1898,

grâce à une instrumentation un peu compliquée et légè-

rement barbare, ce fut seulement à partir de 1906, grâce aux essais de Max Einhorn, de New-York, qu’on fut enfin en possession d’une technique, qui n’a cessé de se perfectionner, pour aboutir au tubage actuel, qui est d’une simplicité remarquable.

M. Einhorn se servit tout d’abord de perles de verre creuses qu’il garnissait de substances digestives et qu’il retrouvait en tamisant les matières fécales. Puis, ül employa ces mêmes perles, attachées à un fil et qu'il maintenait dans l’estomac; un peu plus tard il montra

qu’on pouvait leur faire franchir le pylore pour les

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faire séjourner dans le duodénum; bientôt il remplaçait la perle de verre par un petit auget métallique qui, dans l'intestin, se remplissait de suc duodénal. AR: Mais l’infime quantité de suc duodénai ainsi recueillie “ ne lui permettait pas une ‘étude suivie des ferments pancréatiques : aussi, se servant du fil comme d’un COR ducteur et utilisant à la place un mince tube de caoutchouc terminé par une olive de métal, il montra qu'il ee était de la plus grande simplicité de laisser l'estomac agir seul, pousser l’olive dans le duodenum par la Seule action du péristaltisme normal et de retirer ainsi

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par une légère aspiration à la pompe tout le suc duodénal 4 À

désirable pour un examen approfondi.

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INSTRUMENTATION D'EINHORN

Le tube de Max Einhorn est un long tuyau de caoutchouc de 1 mètre de long, de 8 millimètres de circonfé-

rence et de 5 millim tres environ de diamètre. Le tube

porte des marques situées la 17e à une distance de 40 cm

(cardia), l’autre de 56 em (pylorc), et enfin une troisième de 75 cm (22 portion du duodenum). Il est muni

à sa partie inférieure d’une petite capsule métallique,

ovale, perforée de trous et pouvant s’ouvrir en deux en

se dévissant. À l’autre extrémité s'adapte une seringue

en verre de 20 cmc. 4

Technique de M. Einhorn.

Einhorn recommande de ne donner au patient que l’on doit tuber qu’une alimentation liquide (thé sucré sans lait ou bouillon de bœuf léger). On fait avaler le tube au malade, en ordonnant des mouvements de déglutition. L’absorption de quelques gorgées d’eau peut dans cerbains cas faciliter cette manœuvre, Pour la dé-

glutition du tube tout dépend de la bonne volonté du

patient ; l'opérateur ne peut en aucune façon ni laider,

ni le contraindre, car l: sonde est trop flexible et trop

souple pour donner à l’olive qu'il faut déglutir la moindre impulsion. - | PRE je Lorsque le tube à pénétré dans l’estomac, on aspire

avec la seringue le liquide qui y peut être contenu et on rince le tube avec un peu d’eau stérilisée. Puis le malade

est laissé au repos, couché sur le côté droit, le siège

relevé par un coussin, la tête basse. La capsule terminale

franchit spontanément le pylore en un temps variable

qui en général ne dépasse pas une heure. Si le passage

ne s’est pas effectué après ce temps, on retire légèrement :

le tube jusqu’à la marque de 56 cm et on tente de le. laisser pénétrer dans le duodénum en commandant de nouveaux mouvements de déglutition. Ces mouvements de déglutition seront régulièrement espacés, toutes les

minutes par exemple, et de façon qu’à chacun d’eux,

la sonde n'avance que d’un centimètre, tout au plus.

Sans cette précaution on risquerait de voir le tube intragastrique s’enrouler sur lui-même et former des nœuds qui fermeraient la lumière du drain.

MOYENS DE S’ASSURER QUE L'’OLIVE EST DANS LE DUODÉNUM. — Il est facile de s’assurer que la capsule a franchi le pylore, car tant qu’elle reste dans l’estomac, le liquide retiré est assez clair et rougit fortement le papier de tournesol; au contraire, le liquide duodénal est alcalin, visqueux grisâtre, teinté de bile. Un peu de liquide (lait où vin par exemple) introduit dans la sonde ne peut plus être retiré comme il le serait si la sonde n’avait pas dépassé l'estomac.

“es Fi tube d'Eialoën est pra dans le duodenum, SE Ü £ = la quantité de bile retirée resbe toujours faible, bien que

l'onp puisse exciter sa sécrétion par injection d’une ou deux 4 TE

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: a seringues d'air, ou d’une solution d'acide chlorhydrique dilué. Aussi la méthode n’est-elle devenue véritablement

É-. Dr 3 intéressante que lorsqu'on a connu un bon moyen de 1e PUS la sécrétion biliaire.

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