‹ Valeur Pratique du Sondage Duodénal dans les IctèresChapitre 8 sur 18 · C. R. et R. ne purent obtenir l'évacuation de la vésicule · texte numérisé non relu

C. R. et R. ne purent obtenir l'évacuation de la vésicule

biliaire sous l'influence du sulfate de magnésie.

Conclusions. — Les expériences ont porté sur huit

chiens et les auteurs aboutissent à cette conclusion, que la vésicule biliaire est un organe plutôt passif ne prenant guère de part active ni dans l’emmagasinement, ni dans l’expulsion de la bile de même le sphincter du cholédoque bien que capable de se contracter sous l'influence d’excitations mécaniques ou faradiques, n’a qu’un rôle phy-

siologique très effacé.

Elude clinique. — Crohn, Reiss et Radin ont pratiqué

le tubage du duodénum selon la technique de B. B. V. Lyon, chez soixante-dix patients atteints de diverses affections du foie ou des voies biliaires, afin de voir, si la bile obtenue chez l’homme après l'injection magnésienne est bien de la bile vésiculaire et sises modifications révèlent effectivement une inflammation de la vésicule biliaire. Le tubage duodénal a été pratiqué à plusieurs reprises.

* Dans vingt cas, le diagnostic put être vérifié par l’opération.

Chez 65 % des malades la bile retirée après l’injection était de couleur foncée; mais si dans 62 % de ces cas, il existait des calculs ou de la cholécystite, dans les 38 % restants, l'opération ne montra pas de lésions de la vési-

cule biliaire.

Les auteurs reMarquent. qu’un liquide trouble, ou

présentant un abondant sédiment granuleux, n indique pas forcément un état pathologique, puisque dans la majorité des cas, ce sédiment ne contient. ni pus, ni

bactéries, {se trouve constituésimplement par un précipité

de pigments et de sels biliaires. ke

Après l'injection de sulfate de magnésie la bile s’écoulait plus abondamment et présentait une teinte variant du jaune foncé ou orange au brun sombre ou brun verdâtre foncé. Au bout de 20 à 40 minutes, la teinte s’éclaïrcissait et après 3 /4-1 heure, revenait à sa couleur initiale.

Les cristaux de cholestérine sont loin d'indiquer

une lithiase vésiculaire.

Dans cette bile vésiculaire les microbes et les cellules de pus font d'ordinaire défaut : comment les trouveraiton dans la bile extraite du duodénum®?

Dans 7 autres cas, la bile ne présente aucun change-

ment de couleur, après l'application de sulfate de ma-

gnésie. D’après Lyon, ce fait traduirait une obstruction

du canal cystique. Trois de ces malades avaient réellement un calcul obstruant le cystique, mais dans les quatre autres cas, l'opération n’a rien révélé.

Bien plus, chez une malade ayant déjà subi une cholécystectomie, la bile retirée présenta l’aspect foncé soidisant caracléristique de la bile vésiculaire pathologique.

Par cet exposé, nous voyons que dans l’état actuel de la question, on ne saurait adopter sans réserves, la division quelque peu schématique, nous semble-t-il, de la bile, en bile A. B. C. et D.

De A ER ag

AN ie

Intérêt lhérapeutique. — Lyon termine en disant que ‘

ce procédé, en permettant un accès direct sur l’appareil

biliaire ouvre un nouveau champ au traitement médi-

Gal rationnel des affections biliarres.

La durée de l’ictère catarrhal serait considérablement

écourtée,et de 35 jours tomberait à 17 et même à 11 jours.

Il aurait obtenu des résultats très favorables dans le.

traitement des cholécystites chroniques calculeuses ou

non, cholédocites et de duodénites.

Dans nos observations, le tubage duodénal suivi

d'injection de sulfate de magnésie : 23 % ne nous semble

pas avoir eu une action bien nette sur l’évolution de lictère catarrhal. Il nous semble d’ailleurs difficile d’apprécier à leur juste valeur les bienfaits thérapeutiques de cette méthode dans une affection dont la durée est des

plus variables.

Le traitement de la colique hépatique par le tubage

duodénal ne nous semble pas très rationnel. Avant de chercher l'élimination d’un calcul, il faut calmer Pexcitabilité vésiculaire, rendre ou maintenir tolérée la maladie calculeuse, (Chauffard) Le vieil aphorisme de « quieta non movere » ne s'applique nulle part mieux qu’en matière de lithiase biliaire (Chauffard). Ces mêmes réflexions s'appliquent nous semble-t-il au traitement de la lithiase biliaire.

Dans son admirable livre sur la lithiase biliaire le Professeur Chauffard écrit : (page 117).

« Je ne reviens pas sur cette question de l'élimination intestinale des calculs biliaires, et je me borne à rappeler

que, à part les gros calculs solitaires qui peuvent émigr'er

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