‹ Valeur sémiéologique de la flexion combinée de la cuisse et du troncChapitre 12 sur 29 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

A... E..., ex-soldat au 121° R. A. L., demande la révision de sa pension et pour ce motif, est envoyé dans le service de neüro-psychiatrie de l'hôpital Desgenettes.

Il s’agit de séquelles de commotion cérébrale vraie, avec perte de connaissance prolongée et qui se serait accompagnée d’un épisode confusionnel d’une durée d’environ quinze jours.

Actuellement, le malade se plaint de troubles moteurs au niveau de la moitié droite du corps ; il éprouve une certaine gène à marcher et le moindre effort physique le fatigue. Il présente d’autre part un syndrome subjectif des commotionnés (céphalées paroxystiques. éblouissements, vertiges, troubles de la mémoire et du caractère),

En mobilisant les divers segments des membres, on décèle une petite hyperspasticité à droite, provoquant l'attitude en flexion légère de l’avant-bras et des doigts. On constate en outre, une diminution de la force musculaire segmentaire et une fatigabilité rapide à l’effort physique qui augmente la contracture.

Tous les réflexes tendineux et ostéo-périostés sont exagérés du côté droit. Il existe une ébauche de clonus de la rotule,

mais pas de trépidation épileptoïde du pied.

Le réflexe cutané-plantaire se fait en extension du côté malade ; pas de réflexes de défense ni d’autres signes de perturbation pyramidale. JZl n’y a pas de flexion combinée de la cuisse et du tronc ; le signe du peaucier est négatif.

Les réflexes de posture n’existent pas. Aucun tremblement, aucun trouble de type parkinsonien ; aucun phénomène excito-moteur.

Le malade ne souffre pas ; n’accuse pas une sensation marquée de pesanteur, de lourdeur et d’engourdissement au niveau du pied et de la main droite. La sensibilité au tact, à la piqûre, au chaud et au froid est troublée : on constate une hypoesthésie de la moitié droite du corps s’accompagnant de troubles du sens stéréognostique.

L’examen des nerfs craniens est négatif : le facial n’est pas atteint ; les pupilles sont égales et réagissent bien à la lumière et à l’accommodation.

L'examen somatique ne montre rien de particulier. La réaction de Wassermann et du Benjoin colloïdal ont été négatives. On n’a pas constaté de lymphocytose ni d’hyperalbuminose du liquide céphalo-rachidien.

Conclusions. — En somme, malade présentant une petite hémiplégie pyramidale droite, sans doute d’origine corticale, avec exagération des réflexes tendineux et ostéo-périostés et clonus de la rotule. Le réflexe cutané-plantaire se fait en extension mais il n'existe pas de flexion combinée de la cuisse et du tronc, ni de signe du peaucier. L'origine organique de cette hémiplégie ne saurait être mise en doute. La contracture minime explique l'absence de flexion combinée

de la cuisse et du tronc,

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