‹ Valeur sémiéologique de la flexion combinée de la cuisse et du troncChapitre 13 sur 29 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Le gendarme BI... Cas a 30 ans. Il est envoyé dans le service de neuro-psychiatrie de l’hôpital Desgenettes le 5 octobre 1928, pour « hémiplégie, gauche ». ;

‘ Antécédents héréditaires. — Père en bonne santé ; mère morte il y a quelques années à la suite d’une pneumonie. Antécédents collatéraux. -— Le sujet a deux sœurs qui n’auraient jamais été malades.

Antécédents personnels. — On ne relève pas de maladies

banales de l’enfance : pas de rougeole, pas de coqueluche, pas d’oreillons. Aucun accident pouvant éveiller l’attention sur une encéphalite épidémique. Le malade nie la spécificité ‘et Féthyÿlisme. En 1916, il contracta le paludisme en Orient ; il fut évacué en 1917 et depuis cette époque les crises ont progressivement diminué ; à l’hewre actuelle elles ont à peu près disparu.

L’histoire de. son affection remonte au mois de juillet. Il ‘aurait eu des éblouissements, des vertiges à la suite desquels “est apparue une monoplégie brachiale gauche. La marche était

encore possible. Il se soigne chez lui pendant une vingtaine

de jours puis rentre à l’hôpital de Privas. Quelques jours après son admission, il accuse une sensation de pesanteur, de lourdeur et d’engourdissement du membre inférieur gauche ; il ne peut marcher qu’à l’aide d’une canne. Progressivement ‘s’installe une hémiplégie gauche que nous constatons le jour où nous l’examinons, c’est-à-dire le 20 novembre 1928.

On remarque de suite une hyperspasticité notable des membres supérieur et inférieur gauches. Les mouvements passifs des différents segments de ces membres et particulièrement ceux de flexion de la main et du pied offrent plus de résistance qu’à droite. Cependant, cette contracture n’est pas aussi accentuée que celle qu’on observe dans les grandes hémiplégies spasmodiques d’origine pyramidale : les membres, comme dans ces derniers cas, n’ont pas d’attitude wvicieuse. Les mouvements actifs sont possibles, mais, si on veut les faire exécuter rapidement, ils se font avec plus de

lenteur à gauche qu’à droite. Il existe une diminution très nette de la force musculaire segmentaire de ce même côté. L’étude de la marche, mais surtout de la course met en évidence la contracture que nous avons signalée plus haut : le malade steppe ; l’avant-bras gauche reste légèrement fléchi sur le bras ; la contraction des muscles de la cuisse et du

mollet gauches se fait d’une façon plus marquante qu’à

droite.

Du côté malade, les réflexes tendineux et ostéo-périostés sont exagérés. La trépidation épileptoïde du pied s’obtient nettement ; par contre le clonus de la rotule est à peine

‘ébauché. Le réflexe cutané plantaire se fait en extension Île

long du bord interne comme le long du bord externe du pied gauche. Cependant le signe d’Oppenheim est négatif ; le réflexe de défense à point de départ cutané provoque le triple retrait du membre inférieur. Le réflexe des raccourcisseurs de P. Marie et Ch. Foix est également obtenu.

En recherchant la flexion combinée de la cuisse et du tronc par les deux procédés décrits par M. Babinski, aucun phénomène anormal r’apparaît : les deux talons restent firés au sol. Le signe du peaucier est négatif. Il n’y a pas de signes de la série cérébelleuse, aucun trouble de type Parkinso-

pien.

La sensation de pesanteur, de lourdeur et d'envourdise.

ment du membre inférieur gauche qu’accusait le malade au

début des troubles, a complètement disparu.

La sensibilité est normale à la piqûre, au tact, au troide et au chaud. Aucun trouble de la sensibilité profonde : la notion des attitudes segmentaires est conservée. 4

L'examen des nerfs craniens montre l'existence d’une petite paralysie faciale : il existe une légère asymétrie de la

face ; la pointe de la langue est déviée ; le signe de Ch. Bell est positif. Les pupilles réagissent bieñ à la lumière et à l’ac-

commodation.

La réaction. de Wassermann s’est montrée Dositie dans le

sérum sanguin.

La ponction lombaire a permis de trouver une lymphocy-

tose et hyperalbuminose du liquide céphalo-rachidien,

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