‹ Valeur Sémiologique Des Polypes Muqueux De L'UtérusChapitre 20 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — En pathologie générale, les polypes muqueux coexistent le plus souvent avec des lésions inflammatoires ou néoplasiques du voisinage, et ils sont considérés comme un symptôme d’une affection associée, qu’on a l’habitude de rechercher et contre laquelle est dirigée la thérapeutique.

II. — Les polypes muqueux de la cavité utérine s’implantent en général au niveau de l’isthme et dans la région du fond près de l’orifice utérin des trompes. Les polypes muqueux dits du col, c’est-à-dire ceux qui apparaissent à l’orifice externe, s’insèrent en réalité, soit dans le canal cervical, soit dans la région isthmique, soit plus rarement au niveau de la portion fundique de la cavité utérine.

Par suite de ce niveau différent d’origine, les polypes présentent, au point de vue histologique, un revêtement variable, rappelant l’épithélium de la muqueuse d’insertion.

III. — Au point de vue anatomo-pathologique, les polypes muqueux de l’utérus coexistent presque toujours avec

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des lésions de l’appareïl utéro-annexiel : cancers du corps, fibromyomes, infections ou tumeurs annexielles, métrites. Les poypes muqueux, dits idiopathiques, sont excep- tionnels. | IV. — Cliniquement les polypes muqueux se manifestént par des pertes muco-purulentes, par des suintements sanglants tenaces, rarement .par des douleurs expulsives. A ces signes s'ajoutent ceux de la lésion associée, dont le chirurgien doit toujours soupçonner l'existence.

V. — La constatation d’un polype muqueux rend nécessaire un examen soigneux de l’appareil utéro-annexiel, lequel donne lieu suivant les cas à deux constatations différentes :

a) Ou bien on découvre une affection latente au sujet de laquelle un traitement rationnel sera de suite discuté (cancer du corps chez les femmes âgées, fibromyomes à l’âge moyen de la vie, infections diverses chez les jeunes).

b) Ou bien le chirurgien n’a pas de signe clinique permettant d'affirmer l'existence d’une autre affection gynécologique. Il ne devra pas, a priori, conclure à un simple polype muqueux, dit idiopathique, mais surveiller sa malade, et étant ainsi prévenu, il pourra, en temps utile, découvrir la lésion importante dont le polype muqueux n'était que la première manifestation.

VI. — Il est évident que lorsque le polype muqueux est idiopathique, son ablation supprime tous les troubles. Mais lorsqu'il est symptomatique, l’exérèse n’est qu'un

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traitement palliatif, indiqué execptionnellement pour faire disparaître les hémorragies continues et les pertes mucopurulentes.

Seul le traitement de l'affection gynécologique causalé est réellement curatif.

LE PRÉSIDENT DE LA THèse, MEXTER:

Vu:

LE Dove, JRLÉPINE:

Vu et permis d'imprimer:

LYON, le 13 février 1023.

LE RECTEUR, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L'UNIvVERSsITÉ, Pour le Recteur et par délégation:

Le Vice-Président du Conseil de l'Université, DEPERET

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