‹ Vampirisme: Nécrophilie, Nécrosadisme, NécrophagieChapitre 18 sur 49 · MEURTRE ET NÉCROPHILIE · texte numérisé non relu

MEURTRE ET NÉCROPHILIE

Il est très fréquent que le meurtre d’une femme soit suivi de la profanation du cadavre. Ainsi, dans l'antiquité Périandre, tyran de Corinthe, après avoir tué sa femme eut avec elle des rapports conjugaux. Dans tous les cas. nous trouvons-nous en présence de la nécrophilie vraie ?

Oui, si l’on ne considère que le fait de pratiquer le coït sur un corps privé de vie comme constituant la nécrophilie. Non, si l’on y voit une aberration sexuelle poussant l’homme à rechercher pour l’assouvissement de ses désirs, un cadavre.

Ainsi un individu veut violer une femme. Klle lui résiste, il la tue, puis pratique le coït. Il n’y a point là de perversion véritable. Ce n’est qu'un accident.

Que si même un homme éprouve dans un meurtre une vive excitation sexuelle à voir l’agonie de sa victime, et la souille aussitôt pour satisfaire cette excitation, pouvonsnous prétendre qu’il y a vraiment nécrophilie ? Oui et non

encore.

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Pour mieux dire, ces faits sont sur une limite bien délicate à déterminer. Meurtre pour rendre le viol plus aisé, meurtre sadique, meurtre pour obtenir un cadavre dans un but à proprement parler nécrophile, ces trois meurtres me paraissent d'un diagnostic épineux. Aussi serai-je très sobre en citations. Je me contente de tracer un cadre dans lequel pourront entrer des faits mieux observés, où l’on aura tenté de dépister l'intention nécrophile du criminel.

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