‹ Vampirisme: Nécrophilie, Nécrosadisme, NécrophagieChapitre 33 sur 49 · OBSERVATION XIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIX

LacassaGne : Jack l'Eventreur et le crime sadique, 1899.

Jack l’Eventreur (the Ripper) est un personnage inconnu. Malgré le long laps de temps sur lequel se sont échelonnés ses forfaits, la police londonienne n’a jamais réussi à mettre la main sur ce célèbre criminel.

Le premier cadavre mutilé fut trouvé à Withechapel le 17 décembre 1887, le second fut trouvé le 7 août 1888 dans le même quartier ; il était frappé de trente-neuf coups de couteau.

Le 31 août de la même année, on découvrait un autre cadavre de femme horriblement mutilé. Le 8 septembre, on trouvait un quatrième corps portant des mutilations semblables; le 30 septembre, un cinquième ; le 9 novembre un sixieme.

Le 1* juin 1889 on retirail de la Tamise des débris humains dilacérés par la même main; le 17 juillet, un cadavre encore chaud, tailladé, était trouvé, pendant la nuit, dans une ruelle de Withechapel. Enfin le 10 septembre de la même année, des débris humains prouvaient un onzième crime du même individu. Ce fut le dernier qu’on put signaler. |

Le meurtrier devait tuer ses victimes par surprise, car on ne trouve pas de traces de lutte. Il coupait la gorge de façon à recevoir le moins de sang possible, puis il mutilait le cadavre avec un couteau très affilé, et toujours apres la mort de la victime. Il sectionnait l’abdomen, manipulait probablement les intestins, arrachaït les viscères, tailladait la face. Il semblait avoir assez d'expérience dans ces dépecages, peut-être à cause du nombre très grand de ses crimes. Dans quelques cas, il emportail les organes sexuels. Ces meurtres furent tous accomplis avec rapidité et grand sang-froid, puisque certains furent découverts quelques minutes après leur perpétration sans qu’on ait pu retrouver le meurtrier.

Arf PURE

Mac Donald croit même que Jack cherchait une certaine publicité dans ses forfaits, parce qu'il avait une fois placé les intestins d’une des victimes sur l'épaule ; qu’une autre fois, il avait coupé les seins de sa victime et les avait mis sur une table. Le même auteur pense qu’il n’y a pas d'aliénation mentale chez l’auteur de ces mutilations de cadavre, « car il aurait fait des aveux depuis. L'aliéné en effet n’est pas seulement fier de ses crimes, mais il est bien plus honnête que le criminel et finit généralement par se confesser. Le fait qu’il a aussi évité pendant si longtemps d’être découvert ne plaide pas en faveur de la folie. »

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