OBSERVATION XXII
LomBroso : Verzeni e Agnoletti Rome, 1873.
PasQuALE PENTA : 1 pervertimenti sessuali nell' uomo e Vincenzo Verzeni, strangolatore di donne, 1893,
Vincenzo Verzeni est ne a Bottanuco (Italie) en 4849. Il eut une hérédité nerveuse très chargée. Lui-même n'apprit jamais a lire et parla toujours le patois de son pays. Contrairement à ce qu'affirme Lombroso, il donna toute sa vie d’indéniables signes (le faiblesse mentale. Masturbateur précoce, il éprouva un plaisir sexuel tres grand à tuer des volailles dans sa basse-cour. Il ne connut jamais le coït normal, bien qu'au moment de son arrestation, il eût deux maîtresses qu’il se contentait de regarder. Il s’aperçut une fois qu’il avait un extrème plaisir et une éjaculation en serrant une femme au cou. Mais dans la suite, l’éjaculation fat plus lente et il dut serrer les femmes au cou jusqu’a les étrangler. Pour prolonger le plaisir, il mutila ses victimes, leur suca le sang et détacha même des lambeaux pour les manger.
Pendant qu’il commettait le crime, il sentait ses forces augmentées, élait presque inconscient, ne voyait rien, ne songeait à rien. Il éprouvaitde véritables acces : un flot de sang lui montait à la tête, ses tempes battaient, il était le jouet d’impulsions qui le jetaient sur n'importe quelle femme, laide ou jolie, jeune ou vieiile.
Il fut arrête en 1872 pour les crimes suivants :
LR
4e Tentative d’étranglement sur sa cousine Marianne âgée de
douze ans ; :
2° Tentative du même ordre sur la femme Aruffi, vingt-sept ans;
3° Même tentative sur M Gala ;
4° Meurtre et mutilation de Jeanne Motta. Les visceres et les parties génitales sont arrachées du corps, les cuisses lacérées, un mollet détaché. Le cadavre est nu;
5 Meurtre et mutilation de M: Frizeni, vingt-huit ans. Éventration; \
6° Tentative d’étranglement sur sa cousine, Maria Prévitali, âgée de dix-neuf ans.
Verzeni fut déclaré responsable et condamné aux travaux forcés à perpétuité.
P. Penta, qui a longuement examiné ce criminel nécrosadique et nécrophage au bagne de San Stefano, affirme et prouve sa débilité mentale, corroborée par des signes physiques très nets de dégénérescence. Comme Ardisson, il est à remarquer que Verzeni se trouve très bien en prison : ces deux vampires offrent de nombreux points communs. Mais outre sa faiblesse mentale, Verzeni a eu des impulsions, ce qui le place à côté de Bertrand dont il réitéra les mutilations nécrosadiques.