‹ Vampirisme: Nécrophilie, Nécrosadisme, NécrophagieChapitre 39 sur 49 · CONSIDÉRATIONS PSYCHIATRIQUES SUR LE VAMPIRISME D ORIGINE GÉNITALE · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS PSYCHIATRIQUES SUR LE VAMPIRISME D ORIGINE GÉNITALE

41° Formes.

Les perversions.sexuelles sont soumises à la loi de tous les phénomènes morbides; n'étant que des exagérations ou des diminutions de phénomènes physiologiques, elles procèdent par degrés et, si, artificiellement, nous pouvons tracer des cadres nosologiques dans lesquelles elles entrent, il n’en est pas moins que nous trouvons, entre les formes normales et les formes les plus anormales, une série continue de faits intermédiaires.

Il en est ainsi pour la nécrophilie. Il existe par exemple une nécrophilie sans cadavre; le nécrophile de cette espèce s’imagine cohabiter avec un cadavre et vient au secours de son imagination en employant un décor funéraire. Les faits de cette nature appartiennent aux annales du vice et ne sont point du domaine des tribunaux ou de la consultation médicale. Aussi faut-il s’en tenir à des documents d’une authenticité extrêmement douteuse.

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C'est sous les plus extrêmes réserves que je donne les deux citations qui suivent :

Il est raconté dans un ouvrage satirique (1) qu'un personnage féminin très célèbre à notre époque n’éprouvait d’excitation sexuelle qu’en pratiquant le coït dans un cercueil au milieu d’un appareil funéraire.

Léo Taxil (2), dans son ouvrage sur la prostitution contemporaine raconte qu'un prélat avait coutume de faire disposer dans une maison publique une chambre mortuaire. Là, il assouvissait ses désirs sur une prostituée maquillée de blanc et gardant l’immobilité d’un cadavre. Ce même homme était de mœurs tellement dissolues qu’il se fit condamner pour viol à huit années de réclusion. On trouva, paraît-il, dans les perquisitions opérées à son domicile toute une collection de cheveux de femmes soigneusement étiquetés. . #

Tout à fait authentique, par contre, est l’observation de M. le professeur Lacassagne :

Un personnage éminent, auquel sa haute honorabilité et son grand savoir permettaient des confidences aux médecins, avoua que la vue d’un catafalque, du drap noir sur un cercueil provoquait chez lui une érection. Il fut obligé de ne pas assister aux obsèques de son père, qu'il aurait cru profaner.

Et combien d'exemples trouverions-nous si beaucoup de gens avaient l’occasion ou le courage de l’aveu ?

Mais tout cela peut être placé à côté de la nécrophilie. C’est plutôt du fétichisme funéraire.

(1) Sarah Barnum, par Marie CoLoMBier.

(2) Léo Taxiz : La prostitution contemporaine.

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