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fréquentation de la femme sont prédisposantes. Ainsi les prêtres (obs. IT et III), ainsi les chemineaux comme Vacher.
Mais ce sont les professions qui mettent les hommes en contact des cadavres qui fournissent surtout à la nécrophilie le plus fort contingent, d'autant que ces hommes, par le milieu social dans lequel ils vivent, auront moins de sensibilité. Nous voyons par exemple parmi les nécrophiles deux prêtres habitués à veiller les morts (obs. II et IT); deux étudiants en médecine (obs. VI et IX); un embaumeur de cadavres (obs. [); deux fossoyeurs (obs. VII, Blot; obs. X, Ardisson); un garçon d’amphithéâtre (obs. IT.
Races, climats et saisons. — Ces divers points intéressants en anthropologie criminelle ne seront élucidés que lorsqu'on aura recueilli un nombre plus considérable d'observations. La statistique montre que le mois de mars semble présenter le plus de cas.
Hérédité. — Nous ne connaissons pas l’hérédité de plusieurs nécrophiles. La plupart du temps, elle est assez grave (Vincenzo Verzeni, Garayo, Ardisson, Blot..….). D’autres fois la tare héréditaire est très légère (Bertrand) ou nulle (Vacher). Les parents sont des nerveux ou des
buveurs.
Antécédents personnels. — Les lacunes des observations sont également très regrettables à ce sujet.
On ne trouve pas cependant de maladie grave qui puisse entrer en ligne comme facteur étiologique.
RG
Par contre les stigmates nerveux ne font presque Jamais défaut.
Alexandre Siméon eut des accès maniaques durant sa jeunesse : c'était un imbécile. 1%
Nous ne savons les troubles mentaux que présenta l'étudiant dont parle Morel (obs. VI), mais il mourut aliéné.
Blot eut des crises d’épilepsie et des phénomènes d’absinthisme.
Ardisson fut de tout temps un débile mental.
Bertrand présenta dès l’enfance des accès de folie périodique.
Verzeni fut faible d'esprit.
Vacher dut être enfermé pour aliénation, et les experts ont conclu à une responsabilité atténuée.
Etat mental au moment des profanations. — L'état mental est anormal d’une façon passagère ou foncièrement anormal. Une circonstance particulière provoque d’ailleurs dans un cerveau mal équilibré un état complètement anormal.
Les troubles passagers du psychisme qui paraissent jusqu’à présent avoir donné lieu au vampirisme sexuel sont : ;
L'ivresse (Blot); l'amour passionnel (l'étudiant athénien) ; la vanité exagérée (pari de l’étudiant en médecine de Morel) ; la perversité (Vacher).
Les troubles permanents sont :
La faiblesse d'esprit (Alexandre Siméon, Ardisson, Verzeni); la folie périodique (Bertrand, Garayo);.l’aliénation complète (Léger).
Re,
Se
3° Pathogénie.
L'instinct pousse au coït, même avec des cadavres. Placez des animaux mâles en présence d’une femelle morte; ils tenteront fréquemment le coit ; l'expérience est facile, il suffit de mettre un pigeon à côté d’une femelle morte, dans une cage.
Si donc les faits de nécrophilie ne sont pas plus fréquents, c’est qu'il intervient chez l'homme une puissance frénatrice. Supposez-la débordée. Supposez-la diminuée, la nécrophilie deviendra possible.
La nécessité absolue pourrait donc pousser l’homme à cohabiter avec des cadavres, comme elle le contraint au cannibalisme lorsque sa faim ne peut être assouvie autrement. Cependant, outre que la nécessité absolue est rare, puisque l’homme vit en société, il y a dans l’onanisme un grand dérivatif. D’ailleurs, l’homme peut être chaste, tandis qu’il ne peut se passer de manger. Pour toutes ces raisons, il faut faire des réserves sur les profanations de cadavres dues à la nécessité.
La puissance frénatrice est aussi débordée dans ces cas d’épilepsie psychique nommés les 1mpulsions, Magnan et Legrain disent : fout acte, consciemment accompli, mais qui n'a pu étre inhibé par un effort de la volonté, estune impulsion. I] faut ajouter à cette définition que la volonté du sujet est assez puissante pour inhiber d’autres actes de la vie courante. Ainsi Bertrand, sous l’influence d’im-
. pulsions manifestes, exhume, mutile et pollue des cada-
vres. Mais pour la plupart des actes de la vie ordinaire,
c’est un homme pondéré.