‹ Vampirisme: Nécrophilie, Nécrosadisme, NécrophagieChapitre 43 sur 49 · LS · texte numérisé non relu

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Chez les faibles d'esprit au contraire, c’est le pouvoir d'inhibition qui défaille. Ce ne sont point, si je puis le le dire, des paroxystiques, ils ont des besoins comme nous tous, mais restent à la merci de ces besoins et ne savent point reculer devant une action quelconque pour les satisfaire.

Nous avons vu que la nécrophilie étant un instinct animal, elle peut se produire chez l’homme par nécessité, par impulsion, par débilité mentale. Ces divers facteurs s'associent fréquemment : la nécessité poussa le débile mental Ardisson à déterrer et à souiller des cadavres.

Dans la pathogénie du nécrosadisme intervient un autre facteur : à l'instinct génésique normal se substitue un équivalent d’instinct destructeur. Non seulement alors le nécrosadique ne peut résister au désir d’assouvir son besoin sur un cadavre, mais il l’assouvit avec aberration, ce qui double en quelque sorte la perversion.

Les auteurs ont trop bien étudié le sadisme pour que je tente de reprendre la question du passage de l'instinct générateur à l'instinct destructeur. Dans son essence, le nécrosadisme ne diffère point du sadisme.

Une pathogénie plus obscure, parce qu’elle n’a pas donné lieu à des travaux spéciaux, c’est celle de la nécrophagie.

Non seulement la faim et l'instinct sexuel sont analogues, ainsi que Magendie (1) l'avait vu et que Joanny Roux (2) l’a très heureusement prouvé, mais il existe entre eux un indéniable lien.

(1) Cité par BarBasre : Homicide et anthropophagie, 1856. (2) Joanny Roux : Psychologie de l'instinct sexuel, 1899.

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