‹ Vampirisme: Nécrophilie, Nécrosadisme, NécrophagieChapitre 7 sur 49 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

La première observation de nécrophilie rapportée par Montaigne au livre III de ses Essais, est due à Hérodote (Æistoires» 1. If, chap. LXXXIX). Cet historien dit : « Les épouses des notables d'Égypte, après leur mort, ne sont pas livrées immédiatement aux embaumeurs, surtout quand elles ont un renom de beauté. On attend trois ou quatre jours. Les Égyptiens font cela pour que les embaumeurs ne profanent point le corps de ces femmes. On dit que cette prohibition provint de ce qu’un embaumeur souilla le cadavre d'une femme récemment morte et qu’il fut dénoncé par son compagnon de travail. »

Il faut arriver ‘jusqu’au Praxis Rerum Criminalium de Damhouder, à la fin du xvi* siècle, pour trouver dans les textes une allusion aux faits de nécrophilie. Cet auteur dit avoir eu en mémoire des cas de nécrophilie : « Casu incidit in memoriam execrandus ille libidinis ardor, quo quidam feminam cognoscunt mortuam. »

Au moyen âge cependant, il dut se produire bien des faits de cette nature. Vampirisme, démonomanie, lycanthropie, étaient alors épidémiques (1).

(4) CazeiL : De la folie, Paris, 1845.

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