Femme pelant des — pommes — ou des oranges
Même collection, sous le nom de Pieter de Hooch.
Intérieur de cuisine, avec haute cheminée, qui tient toute la gauche; à droite, une fenêtre, et vive répercussion de Imnière sur le mur gris, où est accroché un miroir à cadre noir. En avant, une femme assise devant une table sur laquelle est une corbeille de fruits; corsage noir, jupon rouge; près d’elle, sa petite fille, debout et de profil.
M. Hopman d’Amsterdam a possédé en 1833 un tableau analogue, alors attribué à Vermeer, et qu’il échangea à M. Theyssens contre 150 florins et quelques tableaux :
VAN DEli WFÆW DE DEI.FT.
9 *. En Mûiisifiir et une jeune femme faisant de la musique dans une ( liambre.
N“ 10 de la vente de 1690.
Vente de Snietli van Alphen, Amsterdam, 1810, n® 37 du catalogue : « Meer (van der; de Delfl. T., II., 13 pouces 1/2; L., 17 pouces. Dans un intérieur de chambre est assise une femme de bonne mine; devant elle est une table, et à son côté se trouve uti maître de musique, lui donnant leçon. Un violon i)endu au mur et autres accessoires terminent cet ensemble. » — Acheté par do Vries, 610 tlorins.
Vente par Itoos, Amsterdam, 1820 — « Un salon où une dame prend leçon de musique d'un monsieur gu manteau. Touche large. B., H., 13 p. ; L., 17 p. » (39 c sur 4i). — Acheté par Brondgee^t, 340 florins.
Vente de Faesch, Amsterdam, 1833, n" 34 du catalogue : « Meer (de Deiftsche van der). T , II., 8 p. 1 d. ; L., 6 p. 4 d. (81 c. sur 64.) Une femme jouant sur le clavecin. A son côté, un monsieur qui fait aussi do la musique. Par une fenêtre ouverte, on voit quelques bâtiments. Largement peint. « — V'^endu 105 tlorins, à de Vries.
D’après les dimensions indiquées aux catalogues de Smeth van .VIphen, Boos et de Faesch, il semble qu’il y ait deux ou trois tableaux de ce même sujet, figurant au n" 10 de la vente de 1696. Il semblerait aussi que le tableau de la vente de Faesch, bien que catalogué van der Meer, pourrait être le superbe Koedyck du musée van der IIoop (voir .I/M.sces de la Hollande^ t. II, p. 63), si ce dernier tableau ne portail pas la signature en toutes lettres de Koedyck. ^
A débrouiller, et à retrouver.
Ne serait-ce point le tableau attribué à Ochtervell dans la galerie de lord Wellington?
10 *. Une Jeune femme jouant sur le clavecin, .clans une chambre, avec un monsieur qui l’écoute.
N" 6 de la vente de 1696.
Sujet analogue au précédent. Serait-ce le tableau de la vente Boos? .1 retrouver.
11 *. Intérieur de cabaret, avec des soldats servis par une femme.
Galerie Borghèse, à Borne, sous le nom de Jan Leduc.
Je n’ai pas vu ce tableau, maisjl m’est garanti van der Meer par mon ami M. Suermondt.
Il parait que M. Clément de Bis l’a reconnu aussi pour un original de van der .Meer, et il en donne la description suivante, dans un article du Moniteur (1862) :
« Trois soldats attablés dans un cabaret, à gauche, sous une fenêtre, causent et fument. Le premier est vu complètement de dos; le second, de profil, à gauche, vêtu d'une casaque jaune, se tourne vers la servante qui arrive entre lui et le troisième soldat. Celui-ci, vu de face, portant un chapeau pointu, gris, un hausse-col, joue de la flûte et reçoit en plein le rayon de soleil qui tombe de la fenêtre. L’effet est rendu d’une façon si nette et si juste, que l’on est gêné pour le flûtiste, de ce soleil qui doit l’aveugler, et que l’on voudrait pouvoir pousser le volet. La servante est vêtue d’une robe rouge, d'un bonnet et d’un camail blancs. Sur le dernier plan, au fond et au contre de la composition, un paysan, assis par terre, s’appuie contre la muraille. A droite,
une porte enlr’ouverle. Sur le premier plan, à tlroile, un chien blanc, couche sur uti manteau. Le tableau s’éclaire de gauche à droite par la lumière venant de la fenêtre de gauche... *
12 *. Joueurs de cartes.
Un soldat, portant cuirasse et grand chapeau noir, est assis devant une table et vu de dos. 11 lève dans sa main droite un as de pique qu’il va jeter sur le tapis. A droite, un autre homme, vu de profil et la main étendue sur la table près des cartes : casaque jaune serin; son chapeau gris, à larges bords, est déposé avec une draperie rouge sur un tabouret près de lui. Un peu en arrière, une jeune fille, debout, bourre une pipe. A l’angle du haut, à droite, un tableau sombre. A gauche, une glace vue de guingois et dans l’ombre. Muraille pâle. Belle couleur. Les mains faiblement dessinées.
Sur le dossier de la chaise du jeune homme à chapeau noir, les lettres (ajoutées) P DH, pour Pieler de Ilooch, sous le nom duquel ce tableau a été catalogué à la vente van Cuyck, Paris, t866 : « N° 47. Pierre de Iloogh. Partie de cartes. Deux officiers aux gardes flamandes [sic] jouant aux caries près d'une fenêtre à demi ouverte; une femme est debout prés d’eux. IL, 0,50; L., 0,45.» — Acheté par M. Auguiot, 1,000 fr.
Ce tableau est en effet catalogué dans Smilh comme de Ilooch, n“ 26: « Soldats jouant aux cartes. Intérieur d’une public huiisc, dans laquelle est vue la cubaretiére bourrant une pipe, tandis qu’un cuirassier (sic) et un autre soldat jouent aux cartes. — Vente chez Christie, 1819; acheté 110 guinées, par Woodburn. »
■Malgré l’autorité de Smilh, nous croyons que ce tableau doit être restitué à Vérin eer.
Collection de l’Académie des Beaux-Arts, à Vienne.
'1'., IL, environ 4 pieds, sur environ 3 pieds de large.
Devant une maison de campagne, dans une espèce de cour ou de jardin, un vieux gentilhomme et deux vieilles en noir sont assis à droite.
près d’une table sur laquelle est un plat de. fruits. A leurs pieds, un petit
chien , le même que dans plusieurs tableaux de Pieter de Hooch. A gauche, un monsieur et une dame viennent en se promenant; la femme a une jupe grise, un jupon rouge bordé d’or, un surtout noir; l’homme est en noir, avec un chapeau à larges bords. Au second plan, vers le milieu, un jeune homme debout, de face; longs cheveux blonds, grand chapeau, costume gris-perle. Un autre homme, également en gris, descend un escalier. Au troisième plan, après une porte ouverte, un homme à petit manteau gris s’en va, vu de dos. Fond d’architecture et de maisons sur un ciel extrêmement lumineux. On aperçoit aussi un clocher (que M. Suermondt tient pour un des clochers de Delft). Le jupon rosâtre
de la femme rappelle le jupon de la Coquette de Brunswick. L’ensemble de la composition est assez analogue aux deux sujets des faïences que possède M. Demmin. Les gris, les rouges, quelques jaunes serin, quelques bleus, sont absolument dans les tons propres à Verineer.
Bien que ce chef-d’œuvre n’ait plus de signature, ou du moins que nous ne l’ayons pas découverte, il faut donc le tenir pour un van der Meer de Delft, sans se troubler de l’extrême analogie qu’il a avec les peintures de Pieter de Hooch.
Le tableau de l’Académie de Vienne, dit M. Vaagen, Manuel, t. III, p. 27, est peint dans le goût de Pieter de Hooch, et il figure sous le nom de Terburg (il était baptisé Terburg, avant d’étre baptisé de Hooch!). Il représente trois hommes et trois femmes se promenant dans une cour. Les têtes ont beaucoup d’expression, et les lumières sont traitées de main de maître... A en juger parla touche moins libre, et même mesquine dans les arbres, ce tableau appartient au commencement de la carrière de van der Meer. »
M. Suermondt trouve, au contraire, que cette peinture est « une des plus belles de l’œuvre de Vermeer. »
J’en ai une photographie et j’espère la faire graver.
14 *. Conversation.
Galerie de M. François Delessert, sous le nom de Pieter de Hooch, n° 81 du catalogue. Voir, plus haut, la description.
Également catalogué Pieter de Hooch, dans Smith, n” 3i.
Pas de signature.
Il faudra bien finir par restituer à van der Meer de Delft ce chef-d'œuvre, ainsi (jue celui de l’Académie de Vienne, et autres.
^^^.L^TLeçon de musique.
Collection de lord Hertford, Manchester Houso, à Londres, sous le nom de .lan Steen.
Voir, plus haut, la description.
Pour mémoire.