PERSONNAGES DE GRANDEUR MI-NATURELLE
5 *, Van der Aleer dans son atelier.
Catalogué comme Pieter de llooch, dans la galerie du comte Czernin, à Vienne. T., IL, 4 pieds 4 pouces; L., 3 [)ieds 8 pouces.
VAN DKH MEKR DE DELFT.
Voir la description du (aideau et divers renseignements, p. 31.
Dans son Manuel, t. III, p. 27, M. Waagen écrit :
« Deux chefs-d’œuvre de van der Meer n’ont été découverts par moi qu’en 1860, à Vienne... V AlcUer du peintre, de la magnifique collection du comte Czerninà Vienne... etc. » M. Waagen n’a pas remarqué que ce prétendu l’ieler de Ilooch est déjà restitué à Vermeer, dans la Galerie d’Arenber(),(\yieyà\ publiée en IS’iO, p. 31.
Dans ses .1/wsees (nouvelle édition, 1860, p. 244), notre ami Louis
Viardot, acceptant l'attribution du catalogue, vante ainsi ce tableau : ... « Un atelier de peinire, un chef-d’œuvre, où Pieler de Ilooch s’est rcpré.'^enté faisant le portrait d’une jeune fille... »
Cdief-d'œuvre ! Le mot nous plaît chez M. Waagen et chez M. Viardot. Hn effet, cette peinture est de premier ordre, et d’une originalité extraordinaire.
Nous reproduisons le fac-similé de la signature :
I Ver - (M ccr
J’en ai un excellent dessin, et je serai heureux de le faire graver.
PERSONNAGES AU QUART DE GRANDEUR NATURELLE. (Dimension des figures de Terburg, de Metsu, de Pieter de Hooch, de Jau Steen, etc.)
Tableaux à plusieurs figures
6 *. La Coquette, du musée de Brunswick.
Voir la description dans nos Musées de la Hollande, t. II, p. 73 : o Je ne connais pas de [dus délicieux tableau de genre dans toute l’école hollandaise, y compris Terburg, Metsu, Jan Steen, Pieter de Hooch et les autres, etc. »
Catalogué au musée de Brunswick, 1859, comme : « Meer {Jacob van der), école hollandaise. N° 438. Une jeune Hollandaise, assise sur une chaise, tient dans sa main un verre qu’elle a pris d’un homme debout près d’elle. Sur la table, un plat, avec des oranges et une cruche. En arrière est assis un homme accoudé à la table, et qui paraît dormir. A droite (à gauche du spectateur), une fenêtre ouverte, avec vitraux peints. Un portrait d’homme est accroché au mur du fond. Figures entières. Signé : »
T., H., 2 pieds 8 pouces; L., 2 pieds 3 pouces.
Provenant de l’ancienne galerie de Salzthal (ou Saizdahium), formée par les ducs de Brunswick, et décrite par Eberlein, en 1776. Dans le catalogue d’Eberlein, ce tableau est attribué à Jean van der Meer, sans autre spécification.
Cité par Waagen, A/anuel, t. IH, p. 27.
Fac-similé de la signature sur la fenêtre :
l\e,eor
J’ai la photographie de ce tableau,
7 *. Le Soldat et la fillette qui rit.
N» 11 de la vente de 1696.
Collection deM. Léopold Double.
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La belle eau-forte de M. Jacquemart dispense de toute description.
Provenant d’Angleterre sous le nom de Pieter de llooch. Payé, à Londres, 23.5 guinécs, à la vente d’une vieille collection.
Exposé à l’Exhibition rétrospective des Champs-Elysées, n" 107. — « Le Soldai de van der Meer, le de Keyser, le Terburg, tous trois à HL Double, sont des morceaux de haut goût et de premier choix. » (Com[)lc rendu de cette exposition par Paul do Saint- Victor, dans la Presse.)
J’en ai la photographie.
, 8 *. La Lettre. Jeune femme assise, tenant une plume, et sa servante
debout, tenant une lettre.
No 7 de la vente de 1696.
Collection de M. Dufour, à Marseille. ,/C- '' - ■ y - .
T., IL, 33 pouces; L., 29 pouces.
Vente Josua van Belle, Rotterdam, 1730, n® 92 : « Jeune femme assise, écrivant une lettre, pendant que la servante attend debout;)) 155 florins (G. Iloet., t. I, p. 359).
Vente Hendrik van Slingelandt, bourgmesire de La Haye, 1770.
Vente Blondel de Gagny, Paris, 1776, sous le nom de Terburg : « Une femme qui écrit et la suivante qui attend. » 3,902 livres (avec « une Femme assise lisant une lettre »).
Vente Poulain, Paris, 1780, les deux mêmes tableaux, toujours sous le nom do Terburg, 5,180 livres, soit 4,550 le premier, et 630 seulement le second : « Celui-ci était sans doute une copie, » ajoute la biographie de Terburg dans r//ts<ojre des Ires. Mais on doit croire que c’est l’original, d’après les i)rix suivants :
Vente Lebrun, Paris, 1809, 600 fr.
Vente Paillet, Paris, 1818, 460 fr.
Vente duchesse de Berry, Paris, 1837, n“ 76 . « Une jeune personne, de carnation blonde, coiffée en cheveux, et la tète ornée de perles en bandeau; elle est accoinpagnéo de sa servante, debout et tenant une lettre dont elle cherche à lire l’adresse. )> Sous le nom de Terburg? — ^405 fr.
Décrit en 1859, dans la Gazelle des Beaux-Arls, par M. Léon Lagrange, qui, en 1861, dans la même revue, à propos d'une exposition de tableaux anciens à Marseille, dit ; « La Lellre de van der Meer de Delft n’a rien perdu à passer du cabinet d’un amateur dans une exposition publique. Elle s’y soutient, au contraire, de façon à prouver que le Deiftsche van der Meer était un maître. »
Dans ses Trésors d’arl de la Provence, Paris et Marseille, 1862, M. MariusChaumelin vante avec enthousiasme ce tableau : « Ce qu’il faut admirer sans réserves, c'est la beauté de l’exécution, l’élégance suprême du dessin, la puissance et l’harmonie de la couleur. Il n’y a qu’un disci|)le de Rembrandt qui ait pu modeler ainsi, en pleine lumière, la tête si vivante de cette jeune femme, en accuser, avec une force et en même temps avec une délicatesse si extraordinaires, le profil perdu... ))
Gravé au trait dans la galerie Lebrun.
une perle enlr’ouverle. Sur le premier plan, à droite, un chien blanc, couché sur un manteau. Le tableau s’éclaire de gauche à droite par la lumière venant de la fenêtre de gauche. .. «
12 *. Joueurs de cartes.
Un soldat, portant cuirasse et grand chapeau noir, est assis devant une table et vu de dos. 11 lève dans sa main droite un as de pique qu’il va jeter sur le tapis. A droite, un autre homme, vu de profil et la main étendue sur la table près des cartes : casaque jaune serin; son chapeau gris, à larges bords, est déposé avec une draperie rouge sur un tabouret près de lui. Un peu en arrière, une jeune fille, debout, bourre une pipe. A l’angle du haut, à droite, un tableau sombre. A gauche, une glace vue de guingois et dans l’ombre. Muraille pâle. Belle couleur. Les mains faiblement dessinées.
Sur le dossier de la chaise du jeune homme à chapeau noir, les lettres (ajoutées) PDII , pour Pieter de Hooch, sous le nom duquel ce tableau a été catalogué à la vente van Cuyek, Paris, 1866 : « N» 47. Pierre de Hoogh. Partie de carte.'. Deux officiers aux gardes flamandes [sic) jouant aux caries près d'une fenêtre à demi ouverte; une femme est debout près d’eux. IL, 0,30; L., 0,43.» — Acheté par M. Auguiot, 1,060 fr.
Ce tableau est en effet catalogué dans Smilh comme de Hooch, n” 26: « Soldats jouant aux cartes. Intérieur d’une public huuse, dans laquelle est vue la cabaretiére bourrant une pipe, tandis qu’un cuirassier {sic) et un autre soldat jouent aux cartes. — Vente chez Christie, 1819; acheté 110 guinées, par Woodburn. »
Malgré l’autorité de Smilh, nous croyons que ce tableau doit' être restitué à Vérin eer.
T., IL, environ 4 pieds, sur environ 3 pieds de large.
Devant une maison de campagne, dans une espèce de cour ou de jardin, un vieux gentilhomme et deux vieilles en noir sont assis à droite, près d’une table sur laquelle est un plat de, fruits. A leurs pieds, un petit chien , le même que dans plusieurs tableaux de Pieter de Hooch. A gauche, un monsieur et une dame viennent en se promenant; la femme a une jupe grise, un jupon rouge bordé d’or, un surtout noir; l’homme est en noir, avec un chapeau à larges bords. Au second plan, vers le milieu, un jeune homme debout, de face; longs cheveux blonds, grand chapeau, costume gris-perle. Ln autre homme, également en gris, descend un escalier. Au troisième plan, après une porte ouverte, un homme à petit manteau gris s’en va, vu de dos. Fond d’architecture et de maisons sur un ciel extrêmement lumineux. On aperçoit aussi un clocher (que M. Suermondt tient pour un des clochers de Delft). Le jupon rosâtre
CLa Promenade.
Collection de l’Académie des Beaux-Arts, à Vienn
VAN ÜEH MEEH DE DELFT.
de la femme rappelle Je jupon de la Coqiielle de Brunswick. L’ensemble de la composition est assez analogue aux deux sujets des faïences que possède i\I. Demmin. Les gris, les rouges, quelques jaunes serin, quelques bleus, sont absolument dans les tons propres à Yermeer.
Bien que ce chef-d’œuvre n’ait plus de signature, ou du moins que nous ne l’ayons pas découverte, il faut donc le tenir pour un van der Meer de Delft, sans se troubler de l’extrême analogie qu’il a avec les peintures de Pieter de Hooch.
Le tableau de l’Académie de Vienne, dit M. Vaagen, Manuel, t. III, p. 27, est peint dans le goût de Pieter de IIoocli, et il figure sous le nom de Terburg (il était baptisé Terburg, avant d’être baptisé de Hooch!). Il représente trois hommes et trois femmes se promenant dans une cour. Les têtes ont beaucoup d’expression, et les lumières sont traitées demain de maître... A en juger par la touche moins libre, et même mesquine dans les arbres, ce tableau appartient au commencement de la carrière de van der Weer. »
M. Suermondt trouve, au contraire, que cette peinture est « une des plus belles de l’œuvre de Vermeer. »
J’en ai une photographie et j’espère la faire graver.
là *. Conversation.
Galerie de M. François Delessert, sous le nom do Pieter de Hooch, n° 81 du catalogue. Voir, plus haut, la description.
Également catalogué Pieter de Hooch, dans Smith, n" 3i.
Pas de signature.
Il faudra bien finir par restituer à van der .Meer de Delft ce chef-d’œuvre, ainsi ([ue celui deFAcadémie de Vienne, et autres.
^^^LÔ^Leçon de musique.
Collection de lord Hertford, Manchester House, à Londres, sous le nom de Jan Steen.
Voir, plus haut, la description. ^
Pour mémoire.