‹ Variation des centres nerveux en fonction de la tailleChapitre 17 sur 32 · DR AMNE · texte numérisé non relu

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nienne ; celle-ci est indépendante de l'aspect de la tête ou bien est influencée parfois dans un sens tout différent: Ainsi un petit chien boule-doque, à tête ronde, à face écrasée, avait au contraire un cerveau bien plus dolichocéphale que les animaux de poids voisin; en examinent le cerveau en place, il est facile de voir que, dans ce cas, on a affaire à une compression latérale du crâne par la masse des muscles temporaux. Nous n’avons pas fait rentrer ce sujet dans notre série, puisqu'il est aberrant à ce point de vue de la forme ; c’est le seul que nous ayons éliminé pour cette raison, et nous avons cru d'autant mieux pouvoir le faire que les animaux de ce {ype se rattachent en somme à des variations tératologiques.

Pour le dernier groupe, au contraire, nous avons affaire exclusivement à des animaux d’une seule ct même race; tous les chiens de plus de 34 kilogrammes qui nous sont tombés entre les mains pouvaient être qualifiés : chiens de montagne ; ici, par rapport aux groupes de poids inférieur, l'accroissement du cerveau s’est fait dans le sens transversal autant que dans le sens longitudinal, tandis que, dans le reste de la série, l’accroissement portait d’une facon prédominante sur le diamètre antéro-postérieur. Nous ne pouvons pas dire si ce n’est qu’un caractère de race, c’est-à-dire, en somme, un caractère: individuel, contingent ; il faudrait des spécimens de ch'ens de poids analogue et de race différente, pour reconnaître si nous avons affaire, en passant des chiens moyens aux irès gros chiens, à une loi différente de celle qu’on

observe entre ces chiens moyens et les petits chiens.

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Notre attention s’est aussi portée sur la disposition des circonvolutions.

En dessinant d’une façon schématique un certain nombre de cerveaux de différentes grandeurs nous avons pu noter une grande variété dans le détail des plis; mais il nous a semblé, que toutes ces particularités ne modifiaient pas sensiblement la configuration générale de lécorce et étaient, en somme, insigniliantes. Surtout, elles paraissent indépendantes du volume du cerveau, si ce n’est que les plus gros cerveaux présentent une ébauche de plissement transversal des circonvolutiôns bien manifeste (1). Ce dernier fait est très intéressant. On ne saurait admettre que le plissement de l’écorce cérébrale est dû à une cause mécanique, à la rigidité de la boîte crânienne s’opposant au libre développement du cerveau. Cette théorie a toujours été très improbable; mais on peut dire que les récentes expériences de B. Danilews-

ky (2) lui ont porté le dernier coup. Nous verrons au

1. Ce détail avait déjà été relevé par Leuret ; ouvrage cit T. I, p- 377 : J'ai comparé entre eux, dit-il, beaucoup de cerveaux de chiens appartenant à des espèces diffirentes; chez tous, j'ai trouvé le même type, les mêmes circonvolutions, je n’ai vu de différence que dans le nombre de dépressions et l'étendue des ondulations ; celte différence correspond au volume du cerveau : les plus gros cerveaux l’emportent en cela sur les plus petits.

2. Expériences sur les relations entre le développement du “râne et des circonvoluitions du cerveau. PBul. Soc. de Biologie 1897, p. 667. Danilewsky ayant résequé une portion du crâne d’un seul côté chez de jeunes chiens, vit en faisant l’autopsie des animaux quelques mois après, que les circonvolutions étaient plus faiblement dé-

physiologique de cette « les gros cerveaux.

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