DRE
C’est uniquement la surface des hémisphères que cherchait à calculer Baiïllarger, et dans ce but, il institua une méthode géométrique qui consiste, en résumé, à déplisser les circonvolutions en enlevant, autant que possible, la: substance blanche sous-jacente, puis à prendre un
moulage en plâtre de l’écorce déployée. On applique alors
sur ce moulage un tissu souple que l’on recouvre de ter-
re glaise pour permettre une adaptation exacte ; la dimension du tissu employé mesurée mathématiquement indique la superfieie de l’écorce cérébrale.
Récemment le D' Armand Paulier (1) a perfectionné le procédé de Baillarger, en substituant la paraffine au plâtre pour le moulage des circonvolutions et en prenant un contre-moulage en gélatine glycérinée qu’il colle sur une feuille d’étain dont il suffit de connaître le poids pour obtenir la surface. D’autres anatomistes, Rudolphe et Hermann Wagner, Vogt et Janssen, ainsi que Pa rappelé le D: Paulier, se sont contentés d'appliquer directement des feuilles de métal snr les circonvolutions ; Calori, Wagner et Janssen ont essayé de calculer la va-
leur des replis du cerveru en multipliant la longueur du
- sillon qui sépare chaque circonvolution par sa profondeur
d'anatomie et de physiologie du système nerveux. Paris 1853, pages 47 à 58.
1. Sur la notion de surface en Anatomie 1892 ; et précédemment : Note sur un procédé permettant de calculer la surface des organes en général et la surface du cerveau en particulier : Mem. Soc, Biologie, 1891, p. 133 à 141.
et en doublant le pro luit obtenu. G2s | divars moyens re mplissent une indication qui n’est pas absolument celle que nous poursuivons, attendu qu’ils ne peuvent s’appliquer à la détermination du développement desnoyaux gris cen-
traux ;les méthodes suivantes réalisent, aucontraire, cette
condition. Bornons-nous à signaler le procédé photographi-
que imaginé par G. Cirincione (1) qui ne paraît pas suffisamment pratique, et dont la précision est, du reste, douteuse ; et arrivons enfin aux recherches de Bourgouin et de Danilewsky qui méritent d'attirer toute notre attention.
Bourgouin (2) ayant déterminé la proportion d’eau conte-
nue dans les deux substances grise et blanche de 7 cerveaux
a trouvé que la première contenait de 82, 25 à 84, 74
d’eaupour 100; et la seconde de 72, 93 à 73,85 seulement.
Or, d’après le même auteur, un cerveau humain du / l
poids moyen de 1232 grammes contient dans son ensemble 79/100 d’eau. En établissant sur ces données une équation à deux inconnues dont les solutions indiquent la quantité respective de chacune des substances grise et blanche, on obtient, suivant Bourgouin, un rapport de
58 à 42/100. Au lieu de considérer l’écart entre le poids
frais et le poids sec, Danilewsky (3) a tiré part dela dif
férence de poids spécifique entre la substance blanche et
la substance grise. Son procédé, pour donner des résul-
1. Methodo per delerminare ü peso e la estensione della SUbs-. tanza grigia e bianca del cervello. Rif. med. 1894, T.- III, p. 399. - Journ. de Pharmacie 1866, el in Desprez. Essai sur ta Comur chimique du cerveau. Paris, 4867.
3. Die quanlitativen Bestimmungen der grauen und Deiser substanzen im Cehirn von D:B. Danilewsky. Centralblatt [. die Med. Wissenschaften 1880 n° 14 (Article original).