Zeilsch. f. physioi. Chem, t. IX
5. Petrowsky a trouvé près du double de lécithine dans la substance grise, mais ce résultat est en contradiction avec tout ce que nous savons par ailleurs. Par l’incinération, les cellules nerveuses laissent des cendres riches en phosphates alcalins et en chlorure de sodiuin ; leur réaction alcaline et non acide comme celle de la substance blanche, a une signification importante : elle exclut forcément de la composition des cellules de la substance grise, la lécithine et ja nucléine en quantité sensible, tandis qu’elles abondent dans la subs-
AD
La première idée qui se présente à lesprit est, donc,
‘évaluer les variations quontitatives de la myéline par
le dosage de l’un ou l’autre des principes constituants
que nous venons d'énumérer. C’est ce que nous avons fait tout d’abord ; mais, après quelques séries de recherches, nous nous sommes arrêtés au procédé plus simple et en même temps, a-t-il semblé, plus significatif du dosage de l'extrait ethéré.
La myéline est, ea effet, en majeure partie, soluble dans l’éther, si bien que la substance blanche fournit près de quatre fois autant d'extrait éthéré que la substance grise, ainsi qu'il résulte des analyses déjà anciennes de von Bibra (1).
Nous avons dit, plus haut, que Bourgouin avait trouvé une bien plus forte proportion d’eau dans la substance grise que dans la substance blanche. Ce fait avait déjà été vu par von Bibra ;il a été confirmé par Lhotelier, Weisshbach, Petrowsky, Aitken, Bernhardi(2), Birckner (3),
tance blanche. [Gette indication est empruntée à Garnier (Encyclop. Frémy, t. IX, 2° partie, 2° fas:., p. 545) ainsi que la suivante (p. 559).] La subst. blanche contient 11 pr. 100 delécithine : la subst. grise 2,5 seulemant. — D’après Gal et Heymans, les gouttelettes
et filanents de myèline semblent formës de lécithine. Ç'est à la
- Jésithins que la myélins doit sa biréfringence positive (Frédéricq.
Physiologie, 1893, p. 355), etc.
1. Vergleichende Untersuchungen über das Gehirn des Mens chenund der Wirbelthiere. Mannheim, Bassermann et Mathy, 1854 p. 109.
2. Beaunis. Trailé de Physiol., 1881, T. [, p. 597, 3. In Hoppz-Ssyler, Prystol. Chem.
Dhéré 4
RTESE
Thudichum, Halliburton(1), ete. Nous possédons, par conséquent, deux moyens connexes d'apprécier l’extension du tissu myélinisé. Mais la détermination de lextrait éthéré donne, croyons-nous, sur la mesure que nous cherchons des renseignements beaucoup plus précis que la détermination du degré d’hydratation (2): car la proportion de myéline contenue dans les centres nerveux paraît
bien moins contingente que la proportion d’eau. Gette
dernière, en effet, dépend, pour une bonne part, du gen-
re de mort de l’animal, du moment où sont recueillis les organes, du temps que l’on passe aux diverses manipulations qui précèdent la pesée du tissu frais, de la température et de l’état hygrométrique de l'air, etc. Pour la myéline, 6n ne voit au contraïre que le degré d’embonpoint de l'animal qui puisse, chez l'adulte, avoir une influence perturbatrice. Mais von Bibra (3) qui s’est préoc-
cupé de ce point, n’a pas constaté de diminution notable
de la quantité d’extrait éthéré, chez les sujets amaigris
et Voit (4), récemment, dans des expériences sur l'inani-
tion, est arrivé à des conclusions analogues.
Nous espérons qu’on voudra bien nous excuser de nous
4. Proteids of nervous tissues. Journ. of. Physiology, 1894, p, 90 à 108.
2. Le procédé de Bourgouin a été utilisé par J. Forster [(Æin Beitrag zur quantitativen Bestimmung des grauen und wessen Substanz in Menschlichen Gehirn) Beitrage zur Biologie. Fesigabe für Th. W. v. Bischoff, 1882, p. 19 à 25) ] ; et par CG. De Regibus [(titre équivalent) Ai della R. Acad. di Torino, décembre 18341.