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Soit une différence de 2,6 p. 100 en plus pour les chiens Au-bestus de 15 kilog. (1).
La série, pour laquelle l'épuisement à été de 12 jours comprenait les encéphales’ de 3 chiens qui pesaient 3 k. 460, 18 k. 500 et 25 k. 000. La quantité d’extrait
éthiré obtenue a été respectivement de 40,1; 42,4; 438,8
- p.100 de la substance encéphalique desséchée.
Nous en concluons que l’encéphale, dans son accroisscment corrélatif à la taille de l’animal ne conserve pas une
même proportion de myéline et, partant, de conducteurs;
1. Le résidu des numéros 1, 5 et 9, a 6té épuisé pendant 5 heures par l’alcool à 95° bouillant. L’exirait obtenu, était desséché jusqu’à poids constant. Voici les résultats:
Pour le n° 1 le poids de l'extrait estO gr. 90 soit 8 0/0 de l’encéph. sec — n°5 — 1gr.64 — 10 0/0 — n°9 — Rgr.30 — 130/0 —
= 60-— ce qui modifie la valeur physiologique de l'unité de poids de cet organe quand on passe des petits aux grands chiens. Une partie de cette différence doit, évidemment être attribuée à la progression relativement plus rapide du segment que nous avons appelé, isthme. Mais nous ne
croyons pas que l’on puisse expliquer aiusi toute cette
différence. Car nous avons constaté que les variations
proportionnelles de la quantité d'extrait ne suivent pas les variations proportionnelles du poids de l’isthme d’une façon suffisamment parallèle pour légitimer cette interprétation. Néanmoins des analyses des hémisphères isolés seraient nécessaires pour acquérir une certitude sur ce point. Nous ous occupons, en ce moment, de dissiper les quelques doutes qui peuvent subsister à ce sujet. | ;
Quoiqu'il en soit, la valeur de nos conclusions n’en saurait être atteinte, puisque celles-ci se bornent à constater un fait qui porte sa signification en lui-même.
Nous estimons qu’à l’heure actuelle cette réserve s’impose.
Dans l'ignorance presque totale où nous sommes encore du rôle de la myéline (1), il serait téméraire, sans doute, d'avancer que (toutes choses égales d’ailleurs) la plus ou moins grande richesse en myéline d’un cerveau n’a aucune importance pour son fonctionnement ; mais admettre la conception inverse, que la puissance et La di-
gnité fonctionnelles d’un cervean sont en raison directe de
1. Gad et Heymans : Ueber das Myelin, die myelinhaltigen, und myelinlosen Nervenfasern, Arch. f. Anat. und Physiol. 1890.
DS Rs
sa teneur en myéline, nous semble, pour le moins, entièrement arbitraire. C’est à cette conclusion, pourtant, que s'arrêta von Bibra, au terme d’uae série de recherches consciencieuses sur la quantité d'extrait éthéré fournie par le cerveau d’un grand nombre de vertébrés. Aussi bien, selon lui (1), le cerveau de l’homme l’emporterait
sur celui des mammifères inférieurs par sa teneur en.
‘ graisses phosphorées (2); et, de même, le cerveau des
mammifères sur celui des oiseaux. Cette signification hiérarchique de la proportion de graisses phosphorées fut acceptée avec enthousiasme par Moleschott qui la popularisa dans son ouvrage sur la Circulalion de la Vre (3).
Que si, maintenant, à la lumière des faits que nous
avons exposés dans le cours de ce chapitre, on cherchela
véritable raison explicative de cette accumulation de graisse dans le cerveau des animaux supérieurs, on voit que, là encore, 1l s’agit simplement d’une résultante géométrique. Ayant un cerveau très volumineux, homme a, nécessairement, de ce fait, un cerveau riche en myéline ; il n’y a là aucune relation causale avec sa suprématie intellectuelle. Bien au contraire, ainsi que nous l’avons montré, ce qui est frappant dans le cerveau de l’homme, c’est ce concours d'artifices grâce auxquels la plus grande
réduction possible de la substance blanche est réalisée au :