FEUILLES DE PBETULA ALBA
Les analvses ont porté :
1° sur des jeunes feuilles ; 2° sur des feuilles vertes de Septembre ; 3° sur des feuilles jaunes ;
4° sur des feuilles tombées avant éprouvé l'influence des pre-
mières gelées.
Le tableau IT résume les résultats obtenus.
On en peut tirer les indications suivantes :
1° Le poids sec des feuilles de Petula, très faible dans les jeunes feuilles qui sont entièrement gorgées d’eau, augmente de facon très sensible jusqu’en Septembre, époque à laquelle il est plus du double de ce qu'il était en Mai; puis, comme pour les feuilles de Fagus et d'Ampelopsis que nous avons déjà étudiées, le poids sec diminue graduellement et, dans les feuilles tombées, il n’est plus guère que les 2/3 de ce qu'il était en Septembre.
2° Les sucres réducteurs, de Mai à Octobre, augmentent du simple au double; ils présentent leur maximum fin Octobre, dans les feuilles jaunes qui se trouvent ainsi être plus riches en sucres réducteurs que les feuilles vertes. Ce maximum ne persiste pas longtemps et, dans l’espace de quelques jours, le 1/83 des sucres réducteurs disparait, de sorte que les feuilles tombées en contiennent beaucoup moins que les feuilles jaunes.
3° Il en est de même des sucres non réducteurs qui présentent leur maximum en Septembre dans les feuilles vertes et diminuent ensuite graduellement.
4° Le maximum des glucosides coïncide avec le maximum des sucres réducteurs ; leur diminution est ensuite très rapide de Septembre à fin Octobre et l'épuisement se continue même après la
chute, les feuilles tombées étant plus appauvries en principes glucosidiques que les feuilles jaunes.
0° Quant aux dextrines, elles sont au maximum en Septembre et suivent le même sort que les glocosides.
6° L'amidon existe en quantités appréciables dans les feuilles vertes de la fin de l'été, à l’état de traces seulement dans les feuilles Jaunes et, dans les feuilles brunes, l'analyse n’en décèle plus aucune trace. Cette brusque disparition du polysaccharide en Octobre est certainement en relalion avec les basses températures d'automne.
7° Quant aux celluloses, il y a une distinction à faire entre les substances amyloïdes et les celluloses proprement dites. Tandis que les amyloïdes présentent leur maximum en Octobre, dans les feuilles Jaunes, les celluloses plus condensées paraissent suivre une autre loi. Le tableau précédent montre que ces dernières augmentent d'une façon continue jusqu'au moment de la chute des feuilles. Les feuilles tombées présentent par suite une teneur maximum en ces polvsaccharides.