‹ Variation des Substances Hydrocarbonées dans les FeuillesChapitre 35 sur 55 · DANS LES FEUILLES PERSISTANTES PAR ÉLÉVATION DE TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

DANS LES FEUILLES PERSISTANTES PAR ÉLÉVATION DE TEMPÉRATURE

On sait depuis les travaux de plusieurs physiologistes, en particulier de Müller-Thürgau sur les tubercules de Pomme de terre, de Fischer sur les tiges et les rameaux, que des organes végétaux exposés aux basses températures vers 0°, transforment leur amidon en sucre et inversement, peuvent reformer ce polysaccharide aux dépens des sucres réducteurs qu'ils renferment par quelques heures d'exposition au-dessus de 10° Ce. Les expériences ont surtout porté sur des tubercules, des tiges, des rameaux, rarement sur des feuilles. J'ai essayé de réaliser le même phénomène avec des feuilles persistantes. Dans ce but, j'ai récolté des feuilles de Zierre et de Laurier-cerise dans l'hiver exceptionnellement froid 1912-1913. Les feuilles de Lierre avaient supporté pendant une vingtaine de jours une température voisine de (0°; pendant trois jours, elles ont été, recouvertes de neige ; au moment de la récolte des glaçons adhéraient à leur limbe et le pétiole glacé était cassant comme du verre. Ces feuilles ont été divisées en trois lots :

‘4° Un premiér lot a été précipité directement dans l'alcool bouillant ; 2% Un deuxième lot a été exposé pendant 2 heures à l’étuve

3° Un troisième lot a été placé pendant le même temps à l'étuve à 30°, puis les lots 2 et 3 ont été fixés dans l'alcool bouillant.

Les résultats des analyses sont donnés dans le tableau IX : dans la première partie (A) les analyses sont rapportées à 1000 feuilles : dans la deuxième partie (B) à 100 gr. de poids séc.

À l'examen de ce tableau on remarque l’analogie complète entre

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