DEN
k. A... Anaise, 11 ans
Gisèle, 3 ans (Sr-ZLouis).
eV...
NET 10m
a Vipie
siste seulement en effet en une hypovagotonie quand l'éruption est le plus intense, et est remplacée dès le lendemain par une vagotonie importante bien que l’éruption soit encore très nette. C’est que, dans ce cas, la réaction sympathicotonique a été influencée par l’élément endocrinien, en l’espèce la surrénale.
Puis, l’éruption disparue, la septicémie s’atténuant et l’évolution se faisant vers la guérison, le malade devient bientôt relativement sympathicotonique parce que sa surrénale est libérée (le retour à un bon fonctionnement de la glande est indiqué par l’ascension de la tension artérielle à 12,5).
Le phénomène de la raie blanche abdominale que nous avons toujours recherchée parallèlement au R. 0. C., nous a donné des résultats moins fidèles et moins précis que l’étude de la tension artérielle.
De ce qui précède il semble résulter tout d’abord à un point de vue théorique de pathologie générale :
a) que dans la scarlatine comme dans les exanthèmes jusqu'ici étudiés, l'érythème et la sympathicotonie marchent de pair et sont un processus de défense ;
b) mais que dans la scarlatine cette sympathicotonie, est souvent contrariée par l'atteinte des glandes endocrines (en particulier de la surrénale, qui d'autre part, a, on le sait, une origine en partie sympathique), si bien que la sympathicotonie résultante utile est fréquemment diminuée ou nulle ou remplacée par une vagotonie plus on moins accentuée.
Ce type spécial présenté par la scarlatine est intéressant parce qu’il permet d’entrevoir qu’il peut servir de
base à l'étude de l'équilibre vago-sympathique au cours d’autres maladies infectieuses, comme la rougeole peut servir de base à ce point de vue pour l’étude de certaines maladies cycliques. Nous y reviendrons dans le prochain chapitre consacré à nos conclusions.
Mais pratiquement, cette étude de la rougeole et de la scarlatine présente aussi, à notre avis, un réel intérêt. Elle montre que, si dans la rougeole le pronostic peut se fonder en grande partie sur l'intensité et l’évolution de l’éruption et de la sympathirotonie, dans la scarlatine, il faudra surveiller et le tonus vago-sympathique et la tension artérielle, et si besoin est, à la fois exciter la sympathicotonie de défense et relever la tension par l’adrénaline par exemple. On pourrait peut-être, de cette façon, prévenir en partie les complications ou atténuer la gravité de certaines scarlatines en augmentant la résistance de individu. Reconnaissons que certains médecins emploient déjà la médication adrénalinique, mais les remarques précédentes pourraient peut-être contribuer à une utilisation générale plus rationnelle et surtout plus précise de cette thérapeutique.